L'Apostolique déménage: place à l’ÉcolAction

Dès la prochaine rentrée scolaire, l’ensemble des établissements d’enseignement privés du Saguenay sera regroupé en un seul et même lieu. L’École Apostolique, présente entre les murs du monastère des sœurs Antoniennes de Marie depuis 1938, déménagera dans l’enceinte du Séminaire de Chicoutimi, rue Sydenham, où se trouve également la petite école primaire Vision.

En décembre 2016, une tuile est tombée sur la direction de l’École Apostolique, alors que la communauté religieuse, propriétaire du bâtiment, a annoncé son désir de récupérer les locaux. De cette annonce surprise, qui a provoqué quelques remous à l’interne, est né d’un projet de déménagement qui a mobilisé la directrice, Marie-Claude Bradette, et son équipe d’enseignants, le conseil d’établissement, les élèves et leurs parents. Des pourparlers ont été enclenchés avec le Séminaire de Chicoutimi, un établissement d’enseignement secondaire privé, et un accord a été conclu pour que l’École Apostolique puisse occuper une portion du bâtiment, où se trouvaient autrefois les résidences des prêtres. Marie-Claude Bradette, une directrice d’école qui ne manque certainement pas de dynamisme et de motivation, s’est relevé les manches, tout comme la communauté qui gravite autour de l’École Apostolique, pour jeter les bases du projet. Des esquisses ont été dessinées et la nouvelle école, qui se déclinera sur trois planchers, incluant le sous-sol, sera plus grande, plus lumineuse et, inévitablement, au goût du jour.

La directrice de l’École Apostolique de Chicoutimi, Marie-Claude Bradette, peut compter sur l’aide des ses élèves pour faire des boîtes en vue du déménagement dans de nouveaux locaux situés dans l’enceinte du Séminaire de Chicoutimi.

« Tout est démoli et refait. Les travaux sont en cours. Il y aura des portes communicantes entre les classes pour que les élèves puissent travailler en cycles. Les classes seront beaucoup plus grandes. On aura environ un tiers de plus en espace. La classe de maternelle sera vraiment très grande et nous aurons une belle grande cour d’école réservée à nos élèves », raconte Marie-Claude Bradette, rencontrée dans son petit bureau vieillot aux boiseries anciennes, embourbé à quelques jours du déménagement. Quand elle parle de la cour d’école, la directrice s’anime. Elle explique avec entrain que l’aménagement d’une nouvelle voie d’accès a été autorisé par la Ville, de façon à ce que les véhicules et les autobus scolaires ne circulent pas à travers les jeunes. La cour, circonscrite, sera dotée d’un terrain de sports, ceinturé d’une piste de course. Il y aura beaucoup de verdure et des arbres. Les jeunes auront aussi une belle surprise lorsqu’ils découvriront leur nouvelle cour, puisque la direction a fait l’acquisition de nouveaux équipements. On ne doit pas écrire un mot de plus à ce sujet, sur ordre de Mme Marie-Claude, surprise oblige.

« ÉcolAction »
En quittant le monastère des religieuses, qui ont commencé à dispenser de l’enseignement à Chicoutimi il y a 100 ans, la famille de l’École Apostolique tourne une page d’histoire. Si des moments d’émotion sont à prévoir au cours des prochains jours, notamment lors du « party pizza », symbolisant le déménagement, qui aura lieu la semaine prochaine, tous regardent droit devant. Selon Marie-Claude Bradette, c’est avec fébrilité que le personnel, les parents et les élèves s’approprieront prochainement leur nouvel établissement nommé ÉcolAction.

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UN NOM REPRÉSENTATIF DE LA MISSION

Trouver la nouvelle dénomination de l’École Apostolique n’a pas été une mince affaire et comme l’explique la directrice, Marie-Claude Bradette, c’est au terme d’une tempête d’idées plutôt fertile que le nom a été déniché. 

« Les Antoniennes voulaient qu’on change le nom. Et c’est vrai que le mot “apostolique” avait une connotation religieuse qui ne représentait plus notre école. Oui, il y avait encore une petite portion d’enseignement catholique qui se faisait dans les cours d’éthique et de culture religieuse, mais nous ne sommes pas une école à vocation religieuse. Cette portion d’enseignement va disparaître en septembre », explique Marie-Claude Bradette.

Pourquoi donc ÉcolAction ?

« On sait que souvent, les jeunes abandonnent le mot école quand ils disent aux gens quel établissement ils fréquentent. On voulait le conserver et on a donc créé un nouveau mot. Dans le logo, on voit les lettres ACT en rouge. Elles signifient apprentissage, créativité et technologie, trois éléments qui nous caractérisent bien », explique Marie-Claude Bradette.

Deux partenaires financiers ont contribué au projet, lequel nécessite un investissement qui dépasse le million de dollars : Desjardins et Investissement Québec. Un nouveau laboratoire multi, qui sera utilisé comme espace de travail collaboratif, sera mis à la disposition des écoliers. Des équipements scientifiques, informatiques, artistiques et technologiques, de même que des appareils télévisuels et culinaires, seront installés dans ce labo aux murs et aux bureaux amovibles, une approche qui suit la tendance « flexible », aujourd’hui prônée en éducation. Marie-Claude Bradette pointe fièrement que le Lab Multi sera le premier en région.

« Quand le Ministère parle des écoles innovantes du 21e siècle, on est vraiment dans cette philosophie. On avait déjà notre projet de Lab multi avant même que le ministre annonce le projet LAB-école », lance fièrement Marie-Claude Bradette, qui a préparé 200 petites boîtes de plastique pour les élèves, de façon à ce que chacun puisse emmener quelque chose à la nouvelle école et ainsi vivre un déménagement tout en douceur.