Lucien Martel
Lucien Martel

L’Anse Saint-Jean veut sa part de fonctionnaires

Denis Villeneuve
Denis Villeneuve
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
Les élus de L’Anse-Saint-Jean, Petit-Saguenay, Rivière-Éternité, Ferland-et-Boilleau et Saint-Félix-d’Otis n’oublient pas l’engagement de la Coalition Avenir Québec (CAQ) de régionaliser 5000 emplois de la fonction publique au cours du présent mandat.

Lundi, le conseil anjeannois a adopté une résolution partagée par les municipalités citées plus haut, demandant que L’Anse-Saint-Jean soit le site d’accueil d’une partie de ces fonctionnaires au Bas-Saguenay.

Selon le maire Lucien Martel, les élus de ces municipalités croient que L’Anse-Saint-Jean est bien positionnée pour recevoir certains membres de la fonction publique en raison de la présence de nombreux services et infrastructures permettant de travailler à distance. « On s’est entendu entre élus du Bas-Saguenay pour accueillir ces postes disponibles », affirme M. Martel.

Quant à savoir si le travail à distance est justement un argument pour empêcher la décentralisation vers les régions, M. Martel croit qu’il est important que le Bas-Saguenay se positionne même si la pandémie a pu ralentir le processus au sein de l’appareil gouvernemental.

Nouveaux terrains

Par ailleurs, le développement résidentiel et de villégiature autour de la station de ski du Mont-Édouard engendre une pénurie de terrains. C’est pourquoi la municipalité a accordé un mandat à une firme d’architectes de Québec, BMD Architectes, afin de préparer le lancement d’un appel d’offres dont l’objectif est de développer un concept d’habitation devant permettre d’attirer l’intérêt de promoteurs immobiliers.

« On veut rendre disponibles des terrains qui appartiennent à la municipalité ou à des intérêts privés. La demande est là pour des terrains, mais on n’en a plus de disponibles », affirme M. Martel. Seulement quelques terrains sont réservés par la municipalité pour accéder à des infrastructures publiques.

Toujours en lien avec le ski alpin, le maire Martel a bon espoir que la saison de ski ne sera pas trop affectée par la pandémie, même s’il faut déjà prévoir que les mesures comme la distanciation et le port du masque à l’intérieur seront toujours en vigueur.

Lucien Martel affirme que la pratique du ski de fond, du ski alpin et du ski de haute route se fait sur une base individuelle avec des visages recouverts d’équipements de protection contre le froid. Des discussions ont lieu entre l’Association des stations de ski et la Santé publique afin d’établir un plan de match.

Glissement de terrain

Le conseil a mandaté la firme de génie Englobe afin de réaliser une étude géotechnique dans le secteur du chemin Saint-Thomas à la suite du glissement de terrain survenu cet été et qui a emporté une partie de la voie publique. Une somme de 19 545 $ a été réservée pour cette étude. Une demande de financement a également été déposée auprès de la Direction de la Sécurité publique dans ce dossier, qui implique également le ministère des Transports.