Le directeur des relations du travail de l’AQCS, Conrad Berry, a pris la parole durant la séance ordinaire du conseil des commissaires, mardi soir. Il réclamait l’annulation de la suspension de deux cadres de la CS De La Jonquière.

L’annulation de la suspension exigée

L’Association québécoise des cadres scolaires (AQCS) réclame l’annulation immédiate de la suspension de deux cadres de la Commission scolaire (CS) De La Jonquière. Devant l’absence d’action dans un délai de 48 heures, les procureurs de l’AQCS seront mandatés afin d’explorer les avenues de recours pour abus de droit, abus de procédure et préjudices graves et n’hésiteront pas à porter le litige devant les tribunaux. Les motifs de la suspension restent encore inconnus.

« Nous sommes nombreux à dénoncer une profonde injustice qui n’a que trop duré et qui a gravement porté atteinte à l’intégrité physique et psychologique de deux cadres, deux excellents cadres de grande valeur qui ont servi l’organisation avec fierté et de manière engagée pendant plus de 25 ans », a lancé le directeur des relations du travail de l’AQCS, Conrad Berry, qui participait à la séance ordinaire du conseil des commissaires de Jonquière, mardi soir.

Il est d’avis qu’il n’y a pas de dossier contre les cadres suspendus et que les manquements n’existent tout simplement pas. L’association ouvre la porte « tout au plus à quelques situations qui auraient pu conduire à une réflexion et des discussions ouvertes et transparentes sur les modalités d’application d’une politique qui gagnerait d’ailleurs à être précisée ». M. Berry est convaincu que seule une interprétation restrictive et intentionnellement préjudiciable permet de tirer des conclusions fictives comme celles de l’enquête.

Les motifs encore inconnus
À aucun moment, les motifs reprochés aux cadres n’ont été dévoilés. Quelques références ont été faites à des politiques, dont une de déplacement et de séjour.

La période de questions a également permis d’apprendre que l’enquête dure depuis près de trois mois. Les cadres ont également été rencontrés le 6 avril dernier par un avocat.

Selon ce qu’il a été permis d’apprendre, des discussions ont eu lieu, entre les deux parties, lors d’un comité plénier qui se tenait mardi dernier. Les échanges auraient tourné au vinaigre. Conrad Berry allègue qu’un membre et lui ont été victimes d’intimidation par l’un des représentants de l’autre partie. Selon ses dires, la séance a été interrompue alors que l’individu hurlait et le traitait de menteur. C’est lors de cette rencontre que la Commission scolaire a proposé de tenir une deuxième enquête menée par une ressource externe. Ce que refuse l’AQCS pour plusieurs raisons.

Le commissaire Stéphane Bergeron a été mandaté pour faire part des intentions de la CS de La Jonquière. « C’est un drame pour les gens, c’est un drame pour notre organisation. On va faire les choses comme il faut. On a beaucoup de respect pour notre équipe de gestionnaires. Ces gens méritent qu’on prenne le temps de faire les choses comme il faut, d’aller chercher la vérité. On a des responsabilités comme gouvernement scolaire, on représente une population et on doit faire les choses comme il faut. Ce n’est pas ce soir qu’on va prendre une décision à la va-vite. Les gens méritent qu’on prenne le temps de faire les choses », a répondu celui qui se disait content de constater la collaboration de l’autre partie.