Nous sommes revenus à bon port en un seul morceau et sans une égratignure à la voiture. Et je dirais même qu’on est revenus reposés. Le silence et la douceur qu’offre le véhicule m’ont surprise.

Laisser les commandes à la voiture

CHRONIQUE / C’est toujours agréable de pouvoir essayer quelque chose qu’on ne sera probablement jamais en mesure de se payer. Certains trouveraient ça plutôt déprimant, mais je préfère regarder le bon côté des choses. J’ai eu la chance, jeudi, de prendre le volant d’une Tesla, à l’occasion d’une journée d’essais routiers tenue à Chicoutimi.

L’aspect intéressant de cette activité, c’est que les visiteurs pouvaient prendre le volant de certains modèles, comme la Bolt, l’Ionic ou la Kona. Claude Gauthier, directeur régional de l’AVQE et propriétaire d’une Tesla 2014, offrait également des balades dans son bolide, mais n’offrait pas les commandes aux visiteurs, puisqu’il s’agissait de sa voiture personnelle. Il a fait une petite exception pour m’offrir la chance de prendre le volant tant convoité. Je dois vous avouer que j’étais un peu nerveuse de conduire une voiture qui vaut dans les six chiffres et je prévoyais me limiter à un tout petit tour du pâté de maisons.

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« Non, il faut que tu essaies l’accélérateur ! », m’a dit M. Gauthier, assis à mes côtés.

Nous sommes donc partis un bon vingt minutes. Vingt minutes durant lesquelles je me pensais pas mal bonne. Mon premier constat a été l’absence de bruit dans l’habitacle et l’écran géant sur le tableau de bord. C’est quand j’ai pesé sur l’accélérateur que j’ai compris pourquoi les propriétaires de Tesla aiment leur voiture. « Elle fait 0-100 en six secondes en moyenne, ce qui est assez intéressant », m’a dit Claude Gauthier.

Ça freine tout seul, aussi, cette petite bête-là. Nul besoin de ralentir lorsqu’on arrive derrière une autre voiture, puisqu’elle le fait toute seule. Bon, certains modèles à essence sont également dotés de cette particularité, j’en conviens, mais rares sont ceux qui se conduisent littéralement seuls.

« On va mettre le mode autonomie et tu vas lâcher le volant », m’a dit mon copilote.

J’ai eu la chance de prendre les commandes d’une Tesla, jeudi.

« Vous êtes sûr ? », lui ai-je demandé, un peu nerveuse.

Je ne voulais tout de même pas envoyer la voiture d’un inconnu dans le décor.

« Fais-lui confiance », m’a convaincu Claude Gauthier.

J’ai donc laissé aveuglément les commandes à la voiture elle-même, qui a monté le boulevard Saint-Paul toute seule, en s’ajustant dans les voies pour ne pas heurter quoi que ce soit. Par réflexe, je remettais rapidement les mains sur le volant lorsqu’une autre voiture approchait ou qu’un vélo passait à proximité. Mais c’était inutile, puisque la voiture voyait sans doute les obstacles avant moi.

« Imagine, tu pourrais monter à Québec sans toucher au volant une seule fois, m’a dit M. Gauthier. Et tu pourrais même écrire ton article pendant que tu conduis ! », a-t-il ajouté, en souriant.

« Ce qui est l’fun avec une Tesla, c’est qu’on a une nouvelle voiture aux deux ans, grâce aux mises à jour. Même si on a une 2014, par exemple, le système est mis à jour régulièrement », précise Claude Gauthier.

Nous sommes revenus à bon port en un seul morceau et sans une égratignure à la voiture. Et je dirais même qu’on est revenus reposés. Le silence et la douceur qu’offre le véhicule m’ont surprise.

Aimerais-je conduire un tel véhicule dans ma vie de tous les jours ? Évidemment. Mais il me faudrait un peu de pratique avant de me sentir en confiance pour lâcher les commandes. D’ici là, je vais continuer à rêver.