Au cours des dernières semaines, quelques criminalistes du Saguenay ont dû demander aux juges de la Cour du Québec du Palais de justice de Chicoutimi le report de certaines comparutions.

L’Aide juridique embauche

Après quelques mois d’attente et d’incertitude, les avocats privés, en attente d’une admissibilité de l’Aide juridique pour certains de leurs clients, devraient pouvoir obtenir des réponses dans un délai très raisonnable.

Le poste d’une personne préposée à l’analyse de l’admissibilité, laissé vacant durant près de trois mois au bureau de Chicoutimi de l’Aide juridique du Saguenay-Lac-Saint-Jean-Chibougamau-Chapais, est pourvu depuis lundi matin. Cela devrait permettre un traitement efficace et rapide de tous les dossiers en suspens.

Au cours des dernières semaines, quelques criminalistes du Saguenay ont dû demander aux juges de la Cour du Québec du Palais de justice de Chicoutimi le report de certaines comparutions. Les avocats déploraient que leurs clients n’avaient pas été en mesure de rencontrer une personne responsable de l’Aide juridique et ainsi confirmer leur admissibilité à l’aide juridique.

Cela faisait en sorte que les criminalistes ne recevaient pas les honoraires rattachés aux dossiers.

« Nous avons effectivement eu une période où le siège n’était pas occupé. Mais depuis lundi matin, nous avons une personne en place. Elle a été formée adéquatement afin de répondre aux besoins », explique Me Caroline Aubin, directrice générale de l’Aide juridique du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

« Cette préposée à l’admissibilité verra à contacter les bureaux des avocats du Saguenay afin de les aviser de son arrivée. Rapidement, elle devrait être en mesure de fixer des rendez-vous avec les clients afin d’établir s’ils sont ou non admissibles à l’Aide juridique », ajoute Me Aubin.

Car il faut savoir que lorsqu’une personne se retrouve devant la justice et n’a pas les moyens financiers de retenir les services d’un avocat, il peut faire affaire avec un procureur de l’Aide juridique ou encore il peut demander à un criminaliste du privé de le représenter.

Peu importe la décision finale, l’accusé doit tout de même se qualifier pour ce service d’aide financé en bonne partie par le gouvernement.

Pour la personne recevant de l’aide sociale, l’analyse est plus courte et plus simple. On se base sur ses revenus de l’aide aux derniers recours. Ce qui est une formalité en temps normal.

Mais pour l’accusé qui a un emploi ou un peu d’argent à la banque, c’est autre chose. Il doit fournir ses relevés bancaires, ses relevés d’impôt et ses talons de paie.

Souvent ces gens n’ont pas tous les papiers requis au premier rendez-vous à l’Aide juridique et cela l’oblige à y retourner une seconde fois afin de savoir s’il se qualifie ou non pour l’aide juridique.

Il va sans dire que le poste laissé vacant durant quelques mois a occasionné quelques retards dans l’exécution de cette formalité.

Malgré tout, Me Aubin tient à rassurer les clients et les avocats, cette situation est maintenant terminée et les délais des derniers mois ne devraient pas créer de problèmes supplémentaires aux parties.