Line Tremblay, membre de la famille d’une résidante, Annick Lavoie, directrice générale de l’Association des établissements privés conventionnés, ainsi que Sonia Bergeron, présidente directrice générale du Foyer Saint-François, ont accueilli les médias, jeudi, afin de faire connaître le type de résidence.

L’AEPC veut faire partie de la solution

L’Association des établissements privés conventionnés (AEPC) souhaite faire partie de la solution dans l’hébergement des aînés en perte d’autonomie. Elle a amorcé une tournée des régions du Québec afin de faire connaître son modèle à la population et aux membres du gouvernement alors que François Legault a promis la création de plusieurs maisons des aînés au cours de son premier mandat.

L’AEPC était de passage au Foyer Saint-François de Chicoutimi, jeudi, seul établissement du genre de la région, dans le cadre d’une tournée québécoise qui vise à faire connaître ses services. L’association souhaite mieux faire connaître les avantages du modèle privé conventionné pour l’hébergement des aînés et des personnes vulnérables.

« Depuis 60 ans, nous travaillons à implanter un modèle d’hébergement qui va au-delà des besoins de ses usagers en matière de santé. Notre modèle est efficace, mais également centré sur l’humain et, en ce sens, nous croyons que le Québec gagnerait à ce que les établissements privés conventionnés soient non seulement mieux connus, mais également plus répandus. En effet, ils contribuent directement à améliorer la qualité de vie des aînés et des personnes vulnérables en leur offrant des soins impeccables, et ce, dans un milieu de vie unique, convivial et sécuritaire », affirme Annick Lavoie, directrice générale de l’AEPC.

Le Foyer Saint-François de Chicoutimi compte notamment une salle multisensorielle.

Les listes d’attente pour des places en CHSLD s’allongent dans plusieurs régions du Québec. Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, 35 personnes y figurent actuellement.

L’AEPC estime que son modèle est efficace et qu’il permet de dispenser des soins de qualité dans un environnement de qualité.

« On souhaite que les établissements privés conventionnés fassent partie de la solution. On pense que ce modèle-là vient répondre à la vision des maisons des aînés. On est en mesure de livrer rapidement des maisons des aînés parce qu’on a l’agilité du privé. On l’a fait par le passé. À la fin des années 80, on avait une demande, un besoin de 1200 lits en CHSLD et les établissements privés conventionnés ont livré la marchandise à l’intérieur de 15 mois avec de bonnes constructions. D’ici la fin du mandat du gouvernement, on serait en mesure d’en livrer sans problème », assure-t-elle.

Le Foyer Saint-François compte 68 chambres personnalisées.

L’établissement privé conventionné est un modèle hybride. Il s’agit d’une entreprise privée qui donne un service public dont les règles sont définies par une convention signée avec le ministère de la Santé et des Services sociaux.

« On est régis par les mêmes critères de qualité, les mêmes conventions collectives et les mêmes contrôles de la part du ministère que les CHSLD du réseau public. Nos employés ont les mêmes salaires et avantages sociaux que ceux du réseau. La seule différence, c’est que c’est géré par le privé, donc il y a une agilité et il y a une flexibilité pour répondre aux besoins des résidants puisque c’est à échelle humaine. »

La clientèle est référée par un processus d’admission régional géré par le CIUSSS. Les résidants suivent le même processus d’admission que la clientèle du réseau public.

Annick Lavoie, directrice générale de l’Association des établissements privés conventionnés, est convaincue que le modèle devrait inspirer le gouvernement dans la création des maisons des aînés.

La contribution mensuelle des résidants est aussi la même que dans les CHSLD publics. Elle est fixée par la Régie de l’assurance maladie du Québec.

Une portion de 55 % du budget d’un tel établissement est réservée aux services directs à la clientèle. Le propriétaire ne peut en dégager de profit. La seconde portion est destinée au fonctionnement et permet aux propriétaires-gestionnaires de générer des surplus.

« Là où ils font des profits, c’est dans la gestion et dans l’administration. C’est une structure qui est allégée, il y a moins de cadres, moins de personnel dans l’administration, c’est une gestion de proximité. »

Actuellement, les établissements privés conventionnés hébergent 7018 personnes, ce qui représente près de 20 % de la clientèle hébergée dans l’ensemble du réseau de la santé du Québec.

« C’est un modèle gagnant. Les gens qui vivent ici, qui y travaillent, sont très heureux, assure Sonia Bergeron, présidente directrice générale du Foyer Saint-François, qui compte 68 lits et 95 employés.