L'actualité régionale express

Un surplus de 4 millions à Alma

(Annie-Claude Brisson) – Fidèle à son historique de saine gestion financière, Alma termine l’année financière 2017 avec un excédent de 4 023 763 $. Les revenus de fonctionnement de l’administration municipale au 31 décembre 2017 sont de 68 millions $.

La ville de 31 000 habitants a été en mesure de dégager des surplus à plusieurs niveaux en dépit d’une année plus que chargée avec la tenue d’activités majeures telles que la 52e Finale des Jeux du Québec et le 150e anniversaire d’Alma.

Des économies de près de 800 000 $ ont été réalisées au niveau des charges grâce à une rigueur budgétaire et à des efforts soutenus au cours des dernières années. De nouveaux procédés et de nouvelles méthodes de travail ainsi que des logiciels ont permis d’économiser cette somme considérable. Le maire Marc Asselin donne en exemple les équipements pour surveiller les distances des véhicules des travaux publics, l’amélioration des mélanges de sel et de sable ainsi que la gestion des mécaniques. « Je suis très fier de ce résultat qui se répète depuis plusieurs années. Nous avons obtenu des résultats exemplaires, entre autres, en conservant le même taux de taxation », a affirmé, lundi soir, le maire Marc Asselin lors du dévoilement du rapport sur les états financiers de la ville d’Alma. Par ailleurs, la taxe foncière, les intérêts, les amendes et pénalités ainsi que les revenus divers ont permis de bonifier, plus que prévu, l’excédent de la dernière année. 

Le solde de la dette à la charge des contribuables a diminué de deux millions de dollars, en l’espace d’une année, pour atteindre 21 766 867 $. Ce qui représente 3,7 % du budget total soit environ sept cents par dollar perçu en taxation. 

Alma fait également bonne figure au niveau de l’endettement total net à long terme par habitant. Selon les calculs du ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire, celle-ci représente 1061 $ pour l’année 2017 alors que la moyenne québécoise se situe à plus du double. 

Par ailleurs, le maire Marc Asselin participera aux assises annuelles de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) prévues du 16 au 18 mai. En plus de faire partie de plusieurs comités, le premier magistrat de la Ville de l’Hospitalité y participera à titre de conférencier alors qu’il a été invité à présenter l’Aéroport d’Alma, y compris le Centre d’excellence sur les drones (CED), devant plus de 500 élus québécois. Pour le maire Asselin, « les aéroports régionaux sont aussi importants que le métro à Montréal ».

+ Centre sportif Benoît-Lévesque: les terrains de soccer à la fin mai

(Meghann Dionne) – Les amateurs de soccer et de sports sur gazon pourront commencer à utiliser les terrains extérieurs du centre sportif Benoît-Lévesque de Roberval à compter du 20 mai. Les espaces verts ne seront cependant pas tous prêts en même temps. L’ouverture des sites se fera progressivement au cours de l’été. 

Le directeur général de la municipalité, Daniel Gauthier, a expliqué lors d’une séance du conseil municipal, lundi soir, qu’il fallait d’abord s’assurer que le sol soit prêt avant d’autoriser l’accès. « Si on marche trop rapidement sur le gazon dans certains secteurs, on va détruire ce qui a été fait », a-t-il fait valoir, en assurant qu’une autre partie du site sera disponible à la mi-juin. 

La Ville assure qu’elle tiendra ses citoyens informés par l’entremise de sa page Facebook. 

Les travaux de construction et d’aménagement de ces terrains, en plus de ceux du stationnement à l’extérieur de l’aréna, ont repris depuis la fonte des neiges. Il n’y a aucun retard à prévoir pour l’instant.

+ Pour faire fuir les oies

(Dominique Gobeil) – Afin de limiter les dommages causés par la grande oie des neiges sur les terres cultivées, la Fédération de l’Union des producteurs agricoles du Saguenay-Lac-Saint-Jean lance l’opération annuelle d’effarouchement. Selon le président régional de l’UPA Mario Théberge, les dommages occasionnés aux récoltes dans la région « se traduisent par des pertes de plusieurs centaines de milliers de dollars sur une base récurrente depuis plusieurs années », exprime-t-il dans un communiqué. Dix « effaroucheurs » feront peur aux oiseaux pour qu’ils se déplacent sur des sites de broutage plus adaptés. Ils possèdent un permis spécial et répondront aux demandes des producteurs du dimanche au samedi jusqu’à la fin du mois de mai. Un dossard permet de les identifier. L’aide des chasseurs sera appréciée durant l’opération, qui vise « une saine cohabitation entre les activités agricoles et la faune environnante », le tout de façon « sécuritaire ».

+ Hivon de passage à La Baie

Après son intervention au 86e congrès de l’ACFAS à l’Université du Québec à Chicoutimi, la vice-chef du Parti québécois Véronique Hivon en a profité pour rencontrer des militants à La Baie, au Club de golf Port-Alfred. Elle était invitée par l’association péquiste de Dubuc.

+ Jonquière deviendra Jonquière-Haut-Saguenay

(Dominique Gobeil) – Dès les élections fédérales d’octobre 2019, les citoyens de la circonscription de Jonquière voteront dans un territoire dorénavant appelé Jonquière-Haut-Saguenay.

C’est ce que prévoit le projet de loi C-402 déposé par le gouvernement lundi et adopté en accéléré par la Chambre des communes. Au Canada, 16 circonscriptions électorales changeront d’appellation, dont celle actuellement représentée par la néo-démocrate Karine Trudel. La députée a consulté ses électeurs cet hiver, et le nouveau nom est celui qui a reçu le plus de votes devant « Jonquière-Rive-Nord » et les autres propositions.

« Le territoire généralement nommé Haut-Saguenay, situé entre le Lac-Saint-Jean et le Bas-Saguenay, est la référence géographique qui se rapproche le plus du territoire actuel de la circonscription », remarque Mme Trudel via un communiqué. La circonscription de Jonquière comprend l’arrondissement homonyme, Laterrière, une partie de Chicoutimi, Larouche et la rive nord du Saguenay, de Sainte-Rose-du-Nord à Lamarche. Chicoutimi-Nord n’en fait toutefois pas partie.

L’initiative vise à développer davantage le sentiment d’appartenance des citoyens et à favoriser leur implication. « Jonquière représente la plus grande partie des électeurs, mais c’est associé à une ancienne ville. Il y a aussi une certaine confusion, car la circonscription provinciale porte le même nom. Le nouveau nom permet aux citoyens autant de Jonquière que des autres municipalités de se reconnaître. Il apporte une distinction supplémentaire et tient compte de l’ampleur du territoire », ajoute Karine Trudel en entrevue téléphonique depuis Ottawa.

La députée mentionne que le projet de loi commun à tous les partis, proposé par le gouvernement libéral en novembre dernier, constituait une opportunité « rapide, facile et efficace ». Jonquière—Haut-Saguenay sera utilisé seulement à partir de la campagne électorale de 2019 afin de minimiser les coûts reliés au changement.

Code du travail

En tant que porte-parole néo-démocrate pour les matières reliées au travail, Karine Trudel a aussi prononcé un discours lundi après-midi au Parlement relativement au projet de loi C-45 pour modifier le Code canadien du travail. Les questions du harcèlement et de la violence au travail sont notamment abordées. « C’est la volonté de tous les partis que cette loi soit adoptée le plus rapidement possible », assure-t-elle. Les débats se transporteront au Sénat dans les prochains jours.

+ Pas de retard dans les remboursements, dit le DGEQ

(Denis Villeneuve) – Le Directeur général des élections du Québec (DGEQ) affirme qu’aucun retard n’est enregistré dans les remboursements dus aux 2400 candidats qui se sont présentés à la dernière élection municipale de novembre.

Au cours des derniers jours, des candidats de la région défaits ayant tenté leur chance l’automne dernier se sont plaints qu’ils n’avaient pas reçu encore le remboursement de leurs dépenses d’élections, des sommes qui, parfois, peuvent s’avérer importantes du point de vue du budget personnel.

Interpellée sur le sujet, Julie Saint-Arnaud-Drolet, porte-parole du DGEQ, rappelle que le remboursement des dépenses électorales est réservé aux candidats qui ont obtenu 15 % des votes ou qui ont remporté leur élection. Elle précise que ces remboursements sont précédés de certaines étapes. Le rapport financier des dépenses doit être tout d’abord soumis au trésorier municipal, qui doit faire une vérification initiale des documents soumis. Par la suite, le rapport est transmis au bureau du Directeur général des élections, qui effectue une vérification plus approfondie. « Il faut d’abord calculer à combien le candidat a droit comme dépenses électorales, ce qui demande de la rigueur d’autant plus qu’il y a des changements au chapitre des revenus d’appariement », a affirmé Mme Saint-Arnaud-Drolet.

Cette dernière ajoute qu’en vertu de la loi, un candidat qui se trouverait en difficulté financière et qui répond aux critères de la loi concernant le minimum de votes reçus peut demander une avance de 50 % des dépenses admissibles dans les cinq jours suivant l’élection en fournissant un rapport sommaire.

La porte-parole a affirmé qu’il n’y a pas de retard dans le traitement des dépenses d’élections municipales de 2017, ajoutant que les vérifications demandent un certain délai. « Par rapport aux élections de 2009 et de 2013, nous sommes dans les mêmes délais », précise-t-elle. 

Selon Mme Saint-Arnaud-Drolet, l’élection provinciale à venir n’a aucune incidence.

+ Des bottins pour les démunis 

(Dominique Gobeil) – L’organisme Lieu d’actions et de services travaillant dans l’unité avec les sans-emploi (L.A.S.T.U.S.E.) lance trois bottins regroupant respectivement des ressources alimentaires, des activités à moindre coût et des services à petit prix à Saguenay. Ils ont été élaborés par la trésorière Monique Girard, la militante Nicole Morin, l’étudiant en travail social au Cégep de Jonquière Dylan Fraineau et l’étudiant au baccalauréat en travail social Gabriel Gagnon. Une copie numérique des recueils sera fournie aux organismes sur demande, et les citoyens sont invités à faire part de leurs suggestions pour ajouter des ressources. La mascotte était également de la partie.