L'actualité régionale express

CS DES RIVES-DU-SAGUENAY: LE MANDAT DE L'ACCOMPAGNATRICE PROLONGÉ

(Dominique Gobeil) – Accompagnatrice auprès de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay, Denyse Blanchet restera en poste encore pour une année afin de poursuivre le redressement de la gouvernance et de la gestion administrative dans l’organisation. Le ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport Sébastien Proulx en a fait l’annonce lundi par communiqué. Des mesures correctrices seront aussi mises en place. Les trois premiers rapports de l’accompagnatrice, nommée en janvier en raison du climat de travail difficile révélé par une enquête du ministère, montrent des progrès insatisfaisants. Les lacunes se trouvent surtout sur le plan de la gestion des ressources humaines et financières. Le mandat de Mme Blanchet, ancienne directrice générale du Cégep de Chicoutimi, est prolongé jusqu’au 1er juin 2019. Selon M. Proulx, sa décision en va de l’intérêt des élèves. « Je compte sur la collaboration de tous les intervenants en place pour poursuivre les travaux », exhorte-t-il. La commission scolaire devra réviser le code d’éthique et de déontologie des commissaires, la Politique de prévention de la violence et du harcèlement au travail et les mécanismes de reddition de comptes de la direction générale envers le conseil des commissaires. Rappelons que l’ancienne directrice générale, Chantale Cyr, a été officiellement congédiée par les commissaires en mars dernier pour « incapacité à accomplir sa fonction, incompétence, inconduite et négligence à remplir ses devoirs ». Il est aussi prévu de mettre en place un processus, « formellement documenté », qui servira à la préparation et au bon déroulement des séances du conseil. La transparence, la collégialité et la responsabilisation des commissaires devront être favorisées.

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PULVÉRISATION AÉRIENNE AMORCÉE

(Anne-Marie Gravel) – La Société de protection des forêts contre les insectes et maladies (SOPFIM) a amorcé les pulvérisations aériennes d’insecticide biologique sur les forêts fortement infestées de tordeuses des bourgeons de l’épinette.

Dolbeau est le premier secteur ciblé. Les pulvérisations se poursuivront au Bas-Saint-Laurent, sur la Côte-Nord et en Gaspésie au cours des prochains jours.

Si les conditions climatiques sont favorables, toutes les opérations seront complétées d’ici la fin juin ou le début du mois de juillet.

Les traitements s’inscrivent dans le cadre du programme 2018 de protection contre la tordeuse des bourgeons de l’épinette. Ils visent à maintenir en santé les forêts infestées le temps que l’épidémie passe.

Seul l’insecticide biologique Bacillus thuringiensis variété kurstaki (Btk) est utilisé puisque toutes les études scientifiques démontrent qu’il est sécuritaire, autant pour les humains que pour les animaux, la végétation et l’environnement.

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179 INCENDIES DE FORÊTS EN 31 JOURS

(Myriam Arsenault, stagiaire) – Durant le mois de mai, 179 incendies de forêt ont requis l’intervention de la Société de protection des forêts contre le feu (SOPFEU) et des pompiers municipaux, dans toute la province.

En dix jours seulement, soit entre le 10 et le 20 mai, une centaine d’incendies sont survenus. « Il n’a fallu que quelques heures d’ensoleillement combiné au vent pour que les sapeurs pompiers aient à intervenir partout en province », affirme la SOPFEU dans un communiqué de presse.

En tout, 222 hectares de forêts ont été atteints par les flammes, ce qui est bien au-dessous des statistiques des dix dernières années. Il faut savoir que la majorité des feux de forêt touchent un peu moins qu’un hectare chacun. Le nombre de feux le plus élevé a été répertorié en Abitibi-Témiscamingue, en Outaouais, aux Laurentides et en Mauricie.

Les feux de camp sont responsables de près de la moitié des incendies de forêt. La perte de contrôle de brûlage de déchets demeure la cause principale de ces feux.

En vue du début des activités extérieures estivales, la SOPFEU recommande aux campeurs de redoubler de prudence lors de leurs activités extérieures.

La société rappelle les mesures de précaution que les citoyens doivent considérer avant l’allumage d’un feu de camp. Il est toujours conseillé de vérifier l’indice du danger d’incendie de sa région et de se conformer au Règlement de la protection des forêts, qu’on retrouve sur le site du gouvernement du Québec.

Dans celui-ci, on suggère de choisir un terrain en sol minéral et de bien nettoyer le sol où le feu sera allumé, en enlevant les branches, broussailles et feuilles sèches de l’emplacement choisi. Il est recommandé d’avoir toujours en sa possession une source d’eau pour être prêt en cas d’extinction inattendue. Le plus important serait qu’une personne reste sur les lieux jusqu’à ce que le feu soit complètement éteint.

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DEUXIÈME INCENDIE

(Anne-Marie Gravel et Patricia Rainville) – Le 734 Racine a été la proie des flammes pour une deuxième fois en quelques mois, très tôt lundi matin. Le brasier a lourdement endommagé la maison de chambres dont un étage était inoccupé depuis un premier incendie qui a coûté la vie à un homme de 44 ans en novembre dernier. L’édifice devrait être bientôt démoli. Un passant a alerté les secours après avoir vu de la fumée sortir de l’immeuble. Une enquête sera menée afin de déterminer les causes de l’incendie. L’incendie pourrait être d’origine criminelle.