Louis Bouchard, directeur financier, Loraine Gagnon, directrice générale, et Réjean Lavoie, président du conseil d’administration du Zoo Sauvage de Saint-Félicien, ont présenté le bilan de l'année 2018, mercredi, en plus d'aborder la saison 2019 et ses nouveautés.

L’achalandage en hausse de 3,8% au Zoo sauvage de Saint-Félicien

Le Zoo sauvage de Saint-Félicien a reçu 195 288 visiteurs en 2018, une hausse de 3,8 % par rapport à 2017. Cet achalandage a permis de générer un bénéfice de 120 276 $, ce qui permet l’autofinancement des opérations de l’organisation pour une 14e année consécutive.

« Le Zoo sauvage de Saint-Félicien fait partie du patrimoine touristique du Saguenay-Lac-Saint-Jean, a soutenu Réjean Lavoie, le président du conseil d’administration, dans le cadre de l’assemblée générale annuelle tenue mercredi, à Saint-Félicien. Aujourd’hui, notre organisation peut se vanter, en toute modestie, de faire partie des leaders nationaux de cette industrie soumise chaque saison aux caprices de l’économie et des conditions climatiques. »

Ce dernier a également tenu à féliciter les employés pour les bons résultats de l’organisation, tout en soulignant que les travaux majeurs ont été exécutés à temps, malgré l’échéancier serré.

En 2018, 10,3 millions $ ont été investis pour l’aménagement de nouveaux habitats pour les ours polaires et pour les singes géladas, ainsi que pour la construction d’un nouveau restaurant, a pour sa part mentionné Loraine Gagnon, la directrice générale du site. « La famille du Zoo s’est agrandie avec l’arrivée des geladas, les trois oursons grizzlis orphelin et la nouvelle harde de caribous. »

Ces nouveautés ont contribué à assurer une hausse de l’achalandage du site, qui a accueilli 178 380 visiteurs, ainsi que 16 908 visiteurs supplémentaires pour le parcours illuminé multimédia Anima Lumina, présenté 68 fois en soirée. Le Zoo a aussi accueilli son dix-millionième visiteur en 2018.

Fait à noter, l’aventure Au pays des caribous, le produit vedette à l’international, a connu une augmentation de 23,5 %, accueillant 630 visiteurs.

Après avoir reçu 156 enfants à l’été 2018, le camp de vacances du Zoo ne sera pas de retour en 2019, faute de main d’œuvre. En 14 ans d’opération, 1980 jeunes ont pu vivre cette expérience unique.

Nouveautés en 2019

Si dame Nature est clémente, le Zoo croit être en mesure de poursuivre sur sa lancée en accueillant davantage de visiteurs en 2019, notamment grâce à la naissance de deux oursons blancs en novembre et décembre.

« En 2010, nous avions connu une année record lors de l’arrivée des petits oursons, en accueillant plus de 220 000 visiteurs », a souligné Loraine Gagnon, qui compte investir dans des infrastructures pour limiter les impacts des canicules et améliorer le confort lors des visites.

En 2019, la forte présence du Zoo sur les réseaux sociaux pourrait d’ailleurs améliorer l’achalandage pour les marchés extérieurs. À elle seule, la page Facebook compte plus de 22 000 abonnés et une seule publication sur la naissance d’un des ours blancs a permis de rejoindre plus de 320 000 personnes. Le Zoo est aussi actif sur Instagram et Twitter, alors que 93 % des visiteurs recommandent le site sur Trip Advisor, une référence touristique.

En plus de l’arrivée surprise des petits ours, le Zoo complétera la troisième phase de son plan de développement en investissant 7,8 millions $ d’ici l’été. Ces sommes serviront à aménager l’habitat des pandas roux, une espèce vivant dans les montagnes himalayennes, a expliqué Danny Gagnon, directeur de la collection vivante et du développement. Ces animaux se retrouveront où étaient jadis les mouflons. Pour nourrir les deux premiers pandas roux qui devraient arriver en mai, des bêtes omnivores, le Zoo opérera notamment une plantation de bambou dans le Boréalium.

De plus, le Zoo a refait l’habitat des loups dans les sentiers de la nature, en aménageant un nouvel habitat pour la nouvelle meute de six loups arctiques. Ainsi, les visiteurs pourront voir des loups des deux côtés durant leur balade en train.

« On est certain que les interactions entre les individus vont être intéressantes, parce que les deux meutes vont se parler ensemble en hurlant », ajoute Danny Gagnon. De plus, le sentier a été surélevé de quatre pieds dans ce secteur pour offrir une meilleure vue aux visiteurs.

Au cours des prochaines années, des investissements de 11,3 millions $ sont attendus pour les phases 4 et 5 du plan de développement.

Pour assurer le financement complet du plan de développement, le Zoo poursuit d’ailleurs sa campagne entamée il y a quatre ans et ayant pour objectif d’amasser 6,5 millions $ d’ici la fin de l’année. Jusqu’à maintenant, 3,9 millions $ ont été recueillis.

Dans une étude effectuée il y a cinq ans, le Zoo générait des retombées annuelles de 32 millions $ dans le milieu. Lorsque le plan d’investissement sera complété, ces retombées sont évaluées à plus de 45 millions $ par an. Une étude devra toutefois prouver ces estimations.

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2019 EN CHIFFRES

195 288 visiteurs en provenance de 75 pays

• Saguenay-Lac-Saint-Jean : 64 123 visiteurs, + 21 %

• Reste du Québec : 77 077 visiteurs, -2,9 %

• Europe : 51 728 visiteurs, -3,4 %

• Autres : 2360, + 1,7 % 

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DES VISITEURS SATISFAITS

Après une visite au Zoo sauvage de Saint-Félicien, 97,7% des visiteurs sont satisfaits de leur visite, si l’on se fie à un sondage effectué auprès de 598 personnes l’été dernier. De ce nombre, 94% des répondants québécois ont indiqué que le Zoo a grandement influencé leur décision de visiter la région, alors que l’établissement a influencé la décision de 85% des Européens. Environ 85% des visiteurs passent deux jours et plus dans la région. De plus, 70% de tous les répondants considèrent le Zoo comme étant un incontournable dans la région.