Le stationnement à étages de la rue Hôtel-Dieu était difficilement accessible lundi.

L’accès à l’autogare difficile

Les clients du CLSC de Chicoutimi qui ont souhaité garer leur véhicule au stationnement à étages de la rue Hôtel-Dieu ont dû prendre leur mal en patience, lundi. La rampe d’accès menant à l’autogare vétuste, laquelle ne compte plus qu’un seul palier, n’a été ni déneigée ni sablée, ce qui rendait l’ascension plutôt périlleuse.

Lors du passage de notre équipe en matinée, plusieurs voitures ont tenté, en vain, de gravir la pente. À moins de pouvoir compter sur une traction intégrale, les automobilistes devaient s’avouer vaincus. De surcroît, la situation présentait un danger dans le secteur puisque nombreuses étaient les voitures à circuler en marche arrière depuis le milieu de la rampe pour se doter de l’élan nécessaire à l’atteinte du sommet.

Une préposée au stationnement rencontrée sur place a signifié au photographe du Quotidien que sa présence sur les lieux n’était pas souhaitée. Le porte-parole du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) du Saguenay-Lac-Saint-Jean, Marc-Antoine Tremblay, a pour sa part précisé que l’entretien de l’autogare et des équipements connexes ne relève pas de son organisation, mais bien du Carrefour Racine, propriétaire de l’immeuble. Joint lundi soir, un employé du Carrefour Racine n’a pas voulu commenter. Les utilisateurs de l’édifice commercial sont les seuls à qui l’usage du stationnement est permis. Pour la clientèle du CLSC, souvent vulnérable, il s’agit des infrastructures les plus proches.

Désuète

Cette situation ravive le problème criant du stationnement au centre-ville de Chicoutimi, où les cases se font de plus en plus rares. La solution devait résider dans l’entente conclue entre le propriétaire du Carrefour Racine, Paul Boivin, et l’ancienne administration municipale, qui lui a vendu l’immeuble en 2013. La transaction avait pour but de paver la voie à un projet de rénovation estimé à 16 millions $. La Ville prévoyait y installer cinq organismes culturels aux prises avec des locaux désuets et un bail avait même été signé en ce sens. L’engagement à long terme de Saguenay à titre de locataire permettait à M. Boivin d’aller cogner aux portes de partenaires financiers potentiels. Le contrat liant le propriétaire à la Ville l’obligeait aussi à rénover l’autogare de la rue Hôtel-Dieu afin de doter le centre-ville d’espaces supplémentaires. On sait que le stationnement a été partiellement démoli il y a quelques années pour des raisons de sécurité et qu’il ne comporte désormais qu’un plancher. Au bout du compte, le promoteur n’a pas réussi à dénicher les fonds nécessaires à la réalisation de son projet et Saguenay a déclaré l’entente caduque l’automne dernier.

Choix contesté 

À la fin de 2016, alors qu’elle portait le chapeau de chef de l’opposition officielle, Josée Néron a contesté le choix de l’administration Tremblay de déménager les organismes culturels dans l’immeuble du Carrefour Racine. Elle invoquait notamment la vétusté du bâtiment et les sommes nécessaires à sa rénovation. Josée Néron déclarait alors : « en déménageant les organismes à but non lucratif, qui reçoivent justement des subventions de Saguenay pour leur loyer, c’est comme si on refilait la facture aux citoyens ». L’ex-conseillère municipale, devenue mairesse en novembre dernier, proposait plutôt l’ancien Lycée du Saguenay, propriété de la congrégation des Sœurs de Notre-Dame-du-Bon-Conseil, comme bâtiment hôte. Interpellé peu avant les Fêtes au sujet de l’avenir de l’immeuble du CLSC et de la relocalisation des organismes culturels, le cabinet de la mairesse Néron a indiqué qu’il était trop tôt pour aborder ce dossier, lequel n’avait alors pas encore fait l’objet de discussions.