Manon Girard briguera l’investiture de Québec solidaire dans Lac-Saint-Jean.

Lac-Saint-Jean: Manon Girard veut joindre Québec solidaire

La directrice générale d’Accès conditions vie Alma, Manon Girard, se lance en politique provinciale. Celle qui lutte quotidiennement contre la pauvreté souhaite devenir la candidate de Québec solidaire dans Lac-Saint-Jean. Un parti dont les valeurs et les principes sont les mêmes qu’elle défend depuis des décennies.

« J’aurais pu créer ce parti tellement il me ressemble. Militer pour le partage des richesses, c’est ce que je fais tous les jours », image la mère de deux enfants. Cette dernière déposera son dossier de candidature le 2 mai, en vue de l’investiture qui se tiendra le 28 mai dans Lac-Saint-Jean.

Connue aussi pour avoir fondé le Café L’Accès, un lieu qui prône la mixité sociale, Mme Girard a fortement milité contre les politiques du gouvernement libéral dans le dernier mandat. Ce sont d’ailleurs ces dernières années « d’austérité » qui l’ont poussée à faire le saut pour les élections de 2018. 

« Je dois avouer que je pensais me lancer, mais plutôt dans quatre ans. Mais pourquoi attendre encore ? On a détruit le Québec avec l’austérité. J’ai manifesté contre ça et j’ai toujours dit qu’on allait tout faire pour rebâtir le Québec », confie la dame, également porte-parole régionale du collectif Un Québec sans pauvreté.

La réflexion s’est aussi accélérée à la suite d’une invitation provenant d’une autre formation politique.

« C’est un parti avec de bonnes idées, mais il est fédéraliste. L’indépendance est trop importante pour moi pour la mettre de côté. Je suis souverainiste depuis que j’ai 15 ans. Pour moi, ce n’est pas un rêve. Je crois à nos forces, nos différences. On est un peuple généreux et je veux être celle qui rappelle aux gens qui on est », exprime Manon Girard.

Québec solidaire arrive bon quatrième dans les sondages, derrière les libéraux, les caquistes et les péquistes. Manon Girard constate toutefois un nouvel enthousiasme pour le parti coreprésenté par Manon Massé et Gabriel Nadeau-Dubois. Un parti souvent qualifié d’utopique et même radical, en raison de ses politiques très éloignées de celles proposées par les autres formations. 

« Je sens “l’écœurantite” des gens. Et le gouvernement est déconnecté. Mais c’est à nous de parler de notre beau projet de société. Si on n’en parle pas, ça toujours l’air d’un beau rêve », image Manon Girard.

L’idée de son café communautaire a aussi été qualifiée d’utopique. Trois ans plus tard, ce lieu est toujours ouvert, pointe-t-elle fièrement.

« On m’a toujours dit que je ne changerai pas le monde à partir d’Alma, “checkez-moi” bien aller. »

Outre Mme Girard, aucun autre candidat potentiel n’a levé la main publiquement. Au cours des deux dernières élections, c’est Frédéric Plamondon qui a représenté Québec solidaire dans Lac-Saint-Jean. L’ancien professeur de philosophie du Collège d’Alma demeure maintenant à Québec.