L’absence de dialogue dénoncée

L’Association québécoise des cadres scolaires (AQCS) est dans l’attente d’un retour de la Commission scolaire De La Jonquière à la suite de la transmission d’une communication écrite par leur procureur quant à la suspension de deux cadres. Devant l’absence d’actions, des recours judiciaires pourraient être entrepris.

Lors du Conseil des commissaires du 19 juin, le directeur des relations du travail de l’AQCS, Conrad Berry, réclamait l’annulation immédiate de la suspension des deux cadres et leur réintégration dans leurs fonctions. Lors de cette prise de parole devant une quinzaine de cadres qui étaient présents en support à leurs collègues, M. Berry espérait des actions de la commission scolaire dans un délai de 48 heures.

Devant l’absence de retour, les procureurs mandatés par l’AQCS ont engagé le dialogue le 26 juin dernier. « L’objectif ultime de la présente correspondance consiste donc en une ultime invitation à tenter de trouver une solution mutuellement acceptable pour éviter la judiciarisation du dossier et mettre un terme à la crise actuelle », peut-on y lire.

Depuis, l’AQCS affirme que c’est silence radio. « Nous sommes à la recherche d’une solution qui nous satisfera mutuellement. Cette communication a été envoyée dans le but d’ouvrir le dialogue. Malheureusement, la lettre est restée lettre morte. Nous sommes toujours en attente des intentions de la CS dans ce dossier. À défaut d’une réponse rapide, nous n’aurons d’autres options que de voir à la préservation des droits des personnes concernées », explique Conrad Berry.

Des rencontres sont prévues la semaine prochaine entre l’AQCS et des conseillers juridiques. La lettre dont Le Quotidien a obtenu copie permet de lire qu’« à défaut pour la Commission scolaire de donner suite favorablement à la présente, nous devrons conseiller nos mandants sur les recours dont ils disposent et, vraisemblablement, entreprendre ceux-ci sans préavis, et ce, afin de faire respecter leurs droits ».

La correspondance rappelle que l’obligation première de la CS consiste à leur permettre d’exercer leurs fonctions, en l’absence de motifs de reproches à leur endroit.

La Commission scolaire De La Jonquière s’est faite avare de commentaires. « Nous sommes toujours en attente des suivis. Le statut des employés n’a pas changé depuis le conseil des commissaires de Jonquière du 19 juin », explique la conseillère en communication, Marie-Ève Desrosiers. Questionnée quant aux faits qu’initialement trois personnes avaient été suspendues et qu’il n’en reste que deux, Marie-Ève Desrosiers rappelle que les dossiers d’employés sont de nature confidentielle.

Rappelons que, depuis le 29 mai, deux cadres de la CS de La Jonquière sont suspendus sans solde pour des motifs inconnus.