Le processus d’élaboration de la plateforme de concertation régionale se poursuivra avec un comité de suivi.

L'abolition des CRÉ est remise en question

L’abolition des conférences régionales des élus (CRÉ) est remise en question par des élus locaux.

Voilà ce qui est ressorti de l’activité de définition de la plateforme idéale de concertation régionale, une initiative des trois députés péquistes de la région. 

Le maire de L’Ascension-de-Notre-Seigneur, Louis Ouellet, a pris la parole, mercredi, à la Boîte à Bleuets d’Alma. Il a mis en doute la capacité de la Table régionale des élus (TRÉ), qui opère sans employé, à prendre le relais. « Je remarque un paquet de gens et d’organismes abandonnés à la suite de la disparition de la CRÉ », a affirmé celui qui dit devoir épauler les bénévoles afin que les projets aient lieu. 

En entrevue au Quotidien, le député péquiste Sylvain Gaudreault confirme avoir senti un besoin de représentatitivé et d’expertise au sein de la TRÉ.

Le préfet de la MRC du Fjord-du-Sagueny, Gérald Savard, qui siège à la TRÉ, autrefois la Table des préfets du Saguenay-Lac-Saint-Jean, a tenté de répondre au maire Louis Ouellet en rappelant le doublage qui existait à l’époque de la CRÉ. Quant à l’absence d’employés, il explique que les MRC de la région fourniront de la main-d’œuvre selon les dossiers. Ainsi, la TRÉ leur donnera des responsabilités.

L’ancien président de la CRÉ et actuel maire de Saint-Henri-de-Taillon, André Paradis, est d’avis qu’une instance reconnue par le gouvernement aurait pu remplacer la CRÉ. « Entre la CRÉ et absolument rien, on aurait pu trouver un milieu, précise celui qui a bon espoir en cette plateforme. Je sens que les gens veulent reprendre une place qui leur est due. On ne peut avancer dans le développement régional sans avoir l’opinion de l’ensemble des acteurs régionaux », souligne M. Paradis, celui pour qui le développement de la région passe par la non-partisanerie. 

Cette réflexion collective aura été l’occasion de mettre de côté les appartenances politiques alors que le député libéral Serge Simard a pris la parole. Pour le député péquiste Sylvain Gaudreault, il s’agit d’une confirmation que la région a été en mesure de mettre ses intérêts supérieurs au-dessus de tout lors de l’activité. Pour lui, l’exercice est un succès.

Le processus d’élaboration de la plateforme de concertation régionale se poursuivra avec un comité de suivi. Le député de Lac-Saint-Jean, Alexandre Cloutier, espère la naissance de ce nouveau groupe de concertation dès 2019, soit après la fin de son mandat. Pour André Paradis, la concertation prend du temps, de l’écoute, de l’analyse et un consensus.