L'abattage multiplié par cinq

La ville a procédé à l'abattage d'environ 500 arbres touchés par la maladie hollandaise de l'orme, principalement dans le secteur Arvida. C'est cinq fois plus que lors des dernières années, alors qu'une moyenne de 100 ormes étaient coupés annuellement, victimes de la maladie hollandaise.
Entre 90 et 95% des arbres abattus se trouvaient dans le secteur Arvida. Les employés municipaux ne procéderont toutefois pas au dessouchage avant l'an prochain. «Tout le budget qui est normalement dévolu à l'abattage et au dessouchage a cette année été utilisé pour l'abattage, explique la responsable des communications de Saguenay, Sonia Simard. Nous évaluions que le degré de dangerosité était élevé et qu'il était préférable de mettre plus d'efforts pour l'abattage.»
Le dessouchage devrait normalement avoir lieu en 2015. Il sera fait par la ville, puisque ces arbres avaient été plantés par la municipalité.
«La ville a la responsabilité de ces arbres», confirme Mme Simard.
La maladie hollandaise de l'orme est causée par un champignon microscopique transporté par un insecte, le scolyte. Le champignon se développant dans les vaisseaux conducteurs de la sève, il empêche celle-ci de monter jusqu'à la cime. Les feuilles des branches atteintes prennent une couleur jaune ou brune et se dessèchent. 
Sur le site internet de la ville de Québec, où plusieurs ormes sont également atteints, on apprend que «lorsque la cime d'un orme est atteinte à plus de 10% et que les symptômes ne sont pas localisés dans un pourcentage réduit et bien défini de la cime, l'élagage des parties atteintes devient inutile et l'abattage est requis pour limiter la propagation de la maladie.»
Une solution coûteuse peut être injectée aux ormes pour prévenir l'apparition de la maladie, mais lorsque les premiers signes se font voir, il est souvent déjà trop tard. 
De surcroît, les spécimens de Saguenay sont atteints par la forme virulente de la maladie.