L'ancienne cartonnerie Cascades de Jonquière a été fermée en juillet 2015 alors qu'elle appartenait à Graphic Packaging.

La victime aurait un lien d'emploi

L'homme mort à l'usine de Graphic Packaging le 2 mars dernier aurait un lien d'affaires avec le propriétaire BayShore ou un de ses sous-traitants, a appris Le Quotidien au fil de témoignages recueillis au cours des derniers jours.
Le Shipshois Guy Perron est mort le 2 mars lorsqu'il est tombé dans une fosse de l'usine désaffectée.
Toutefois, l'information n'a pas été confirmée par la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) qui poursuit toujours une enquête afin de savoir si oui ou non un employeur a mandaté l'homme de 55 ans de la route Coulombe à Shipshaw pour y effectuer des travaux, et ainsi déterminer qu'il s'agit d'un accident de travail. La porte-parole de la CNESST, Swann Thibault, a indiqué qu'aucun nouvel élément permettant d'établir qu'il s'agit d'un accident de travail n'a été apporté au dossier.
Deux semaines après le décès tragique de Guy Perron, certains scénarios se dégagent et expliqueraient la raison pour laquelle la victime se trouvait sur les lieux. À la suite de la fermeture de l'usine en 2015, Graphic Packaging avait pris une entente avec le syndicat des employés afin de maintenir une dizaine de travailleurs à des postes de gardiennage et d'entretien des installations pour une période de deux à trois mois ; une information confirmée par l'ex-président syndical, René Gélinas. « Après deux ou trois mois, ils nous ont ''flushés'' pour une compagnie de la route Coulombe. C'est un monsieur qui faisait le gardiennage », explique M. Gélinas à qui nous avons parlé en début de semaine. Par la suite, l'ex-cartonnerie de Jonquière a été vendue à une compagnie à numéro formée par l'Ontarienne BayShore Group le 23 décembre 2015 au prix de 5 M$. Cette compagnie à numéro a été inscrite au nom de Mme Chiara Joanovits, qui occupait le poste de présidente et secrétaire.
Sous-traitants
D'autres informations que nous avons obtenues ont permis d'apprendre que BayShore et sa compagnie à numéro ont embauché certains sous-traitants faisant affaire au Saguenay pour effectuer des travaux sur place. Certains d'entre eux sont demeurés avec des factures impayées. Toujours selon les témoignages recueillis, on nous a parlé d'un certain Yves Beaudoin, de Laval, qui agirait comme surintendant de la compagnie à numéro impliquée dans le démantèlement et la démolition de l'ancienne usine. Selon ce qu'il a été possible d'apprendre parmi les travailleurs ayant oeuvré sur le chantier, M. Perron y aurait été embauché à titre de préposé à la balance. Il n'a pas été possible de retracer M. Beaudoin afin de déterminer son rôle exact dans le dossier ni quel travail effectuait la victime au moment de l'accident. 
BayShore a une importante dette de l'ordre de 750 000 $ à l'endroit de Saguenay pour taxes impayées. La Ville peut se prévaloir de la procédure de saisie des restes de l'usine, dont les terrains sont contaminés par des décennies d'exploitation industrielle.
BayShore
En ce qui concerne BayShore, il s'agit d'une entreprise ontarienne basée à St-Catharines impliquée dans plusieurs projets de démolition industrielle. 
Elle a acheté, entre autres dans le passé, l'ancienne usine de Kellogg's, un site comprenant 30 bâtiments répartis sur neuf hectares, afin de le convertir en site multi-usage. 
Certains de ses administrateurs ont eu maille à partir avec la justice depuis 2000.