Au Centre de service scolaire du Pays-des-bleuets (CSSPB), 12 écoles ont un système de ventilation mécanique, trois écoles ont un système de ventilation partiel et 24 écoles n’ont aucun système de ventilation.
Au Centre de service scolaire du Pays-des-bleuets (CSSPB), 12 écoles ont un système de ventilation mécanique, trois écoles ont un système de ventilation partiel et 24 écoles n’ont aucun système de ventilation.

La ventilation du CS du Pays-des-Bleuets sous la loupe

Guillaume Roy
Guillaume Roy
Initiative de journalisme local - Le Quotidien
Le Centre de services scolaire du Pays-des-Bleuets participe à l’étude de Québec, qui désire effectuer des relevés de qualité de l’air dans les classes. Faute de système de ventilation mécanique dans 24 écoles, un guide des bonnes pratiques a été diffusé auprès des enseignants pour optimiser la ventilation naturelle. Alors que le Centre de services s’apprêtait à faire l’achat de purificateurs d’air, la Santé publique n’a pas recommandé cet achat, car l’efficacité de tels systèmes n’a pas été prouvée.

Alors que la plus récente construction remonte aux années 1970, peu d’écoles ont un système de ventilation mécanique dans la région. Par exemple, le Centre de services scolaire du Pays-des-Bleuets (CSSPB) gère 39 bâtiments pour l’enseignement. De ce nombre, 12 écoles ont un système de ventilation mécanique, trois écoles ont un système de ventilation partiel et 24 écoles n’ont aucun système de ventilation.

Lors de la rencontre du conseil d’administration de la CSSPB, le directeur général Sylvain Ouellet a présenté un plan d’action pour améliorer la qualité de l’air dans les écoles. « La qualité de l’air, ce n’est pas un sujet que l’on a commencé à regarder cette année », a-t-il expliqué. La pandémie est venue amplifier l’importance de la ventilation et, à l’automne, le CSSPB a dressé l’état de la situation des types de systèmes de ventilation existants dans les écoles.

Un plan d’action

Pour la CSSPB, ne rien faire n’est pas une option et l’organisation doit travailler avec les infrastructures qu’elle gère. Lorsqu’il n’existe pas de ventilation mécanique, il faut miser sur la ventilation naturelle. La CSSPB a diffusé et publicisé les procédures pour optimiser la qualité de l’air intérieure, en intégrant les recommandations fournies par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) et la Commission des normes de l’équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST).

Sylvain Ouellet, directeur général du Centre de services scolaire du Pays-des-Bleuets.

On recommande ainsi aux professeurs de ventiler les classes autant que possible. S’il ne fait pas trop froid, les fenêtres devraient être ouvertes pendant les classes. Sinon, elles doivent être ouvertes pendant les récréations ou sur l’heure du diner, explique Sylvain Ouellet.

En ce qui a trait aux bâtiments où l’on retrouve un système de ventilation, le nettoyage et les entretiens sont désormais plus fréquents et les filtres sont changés aux 30 jours plutôt qu’à tous les trois mois. Le débit dans les conduits de ventilation a été augmenté, tout en respectant la capacité des filtres. « Au lieu d’arrêter la ventilation à la sortie des classes, vers 16h, les systèmes fonctionnent désormais 24 heures sur 24, sept jours par semaine. »

L’achat de purificateurs laissé de côté

Lors de la rencontre du conseil d’administration, Sylvain Ouellet avait expliqué que la CSSPB évaluait la possibilité d’acheter des purificateurs d’air afin d’en installer dans toutes les classes qui ne sont pas ventilées. Après analyse, deux entreprises ont été retenues et un budget de 100 000 dollars avait été évalué pour faire l’acquisition de purificateurs et de filtres.

Lors d’une rencontre avec les experts de la Santé publique, ces derniers n’ont pas recommandé une telle dépense pour l’instant, « car il n’y a pas de documentation de cas avérés de transmission de virus causé par le manque d’aération dans les écoles », explique Sylvain Ouellet. De plus, la Santé publique a souligné que les purificateurs d’air n’éliminent pas les virus, et que de tels appareils pourraient brasser l’air ambiant, et ainsi augmenter la propagation éventuelle.

« Pour l’instant, l’achat de purificateurs d’air est sur la glace », conclut Sylvain Ouellet.