La vente itinérante de thermopompes de retour au Saguenay-Lac-Saint-Jean

La vente itinérante de thermopompes a repris de plus belle, au cours des derniers jours au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Plusieurs citoyens ont reçu la visite de représentants d’une entreprise aux pratiques douteuses, dont Mme Tremblay de Kénogami, qui est « tombée dans le panneau ».

« Ils sont vraiment doués. Sans vraiment m’en rendre compte, j’ai signé l’achat d’une thermopompe. J’ai pourtant vu plusieurs reportages à ce sujet. On en a même discuté avec le représentant et il disait se battre contre ce fléau. J’ai été niaiseuse, du moins, un petit moment », exprime Mme Tremblay, qui préfère ne pas donner son prénom.

En effet, quelques minutes après la signature du contrat et du départ du représentant, Mme Tremblay s’est mise à faire des recherches et à calculer le coût de son achat. Le prix, 25 000$ pour une thermopompe.

« Ils ne parlent jamais vraiment du prix. Tout se passe tellement vite. On parle d’économiser beaucoup d’argent sur l’électricité. On nous parle d’un produit à 12 000$, mais qu’on a aussi droit à des subventions du gouvernement. Mais quand je me suis mise à calculer les paiements par mois, ça montait à 25 000$ (avec les intérêts). Mais ce qui est étrange, c’est qu’ils viennent installer la thermopompe dans les jours suivant la vente et ils disent ensuite qu’un représentant financier viendra boucler le tout, après l’installation », raconte Mme Tremblay.

D’ailleurs, après la signature du contrat, elle n’avait encore aucun papier où le prix était clairement écrit. « On a eu seulement une feuille où il était écrit analyse écoénergétique », indique la dame.

Cette dernière a eu le réflexe de contacter l’Office de la protection du consommateur et, comme le permet la loi, a pu annuler son contrat. En effet, un client peut annuler une signature dans les 10 jours suivant la vente. C’est d’ailleurs pour cette raison que l’installation se fait quelques jours, parfois le lendemain, de la signature du contrat. Les clients ont ainsi moins de temps pour faire des recherches sur le produit, sur l’entreprise et sur les conditions. D’ailleurs, plusieurs entreprises de ce genre ferment et changent de nom lorsque le nombre de plaintes devient trop important. «Je n’en reviens pas encore de m’être fait prendre comme ça. Ça fait 20 ans que ça dure cette pratique et rien ne change. C’est décourageant », laisse-t-elle tomber, espérant que sa sortie puisse encourager d’autres personnes à ne pas signer trop rapidement un contrat.