L’Auberge La Tourelle de Saint-Fulgence a été complètement détruite par les flammes en mars 2017.

La Tourelle ne sera pas reconstruite

Les Fulgenciens qui rêvent de la renaissance de l’Auberge La Tourelle, incendiée le 31 mars dernier, devront oublier le projet puisque le propriétaire du site, Jean Gauthier, n’a pas l’intention d’aller de l’avant avec un projet hôtelier, même s’il se montre disposé à appuyer un éventuel investisseur.

Lors d’une courte entrevue, M. Gauthier a indiqué que son état de santé et son âge ne lui permettent pas de caresser un nouveau projet pour ce site surplombant le fjord du Saguenay. M. Gauthier a mentionné que l’opération d’une auberge ou d’un hôtel ne constitue pas vraiment sa ligne d’affaires. Son intérêt dans l’ex-auberge a été provoqué par la faillite de l’établissement en octobre 2016 alors qu’il avait agi comme endosseur auprès du nouveau propriétaire. 

Avec le règlement du dossier des assurances qui est pratiquement complété, M. Gauthier met le site en vente autour d’un prix à 50 cents le pied carré tout en se disant ouvert à appuyer un éventuel investisseur qui voudrait l’acquérir pour environ 400 000 $.

Le maire de Saint-Fulgence, Gilbert Simard affirme que son souhait le plus cher serait qu’un éventuel investisseur acquiert le site et reconstruise un établissement, mais ajoute qu’en tant que maire, il a bien peu de pouvoir. « J’aimerais bien qu’on monte un dossier avec des photographies des lieux, une description du site mentionnant qu’il est aux pieds des monts Valin, près d’une route fréquentée par 6000 voitures par jour, près d’un sentier de motoneige, etc., mais je ne peux monter un tel dossier sans l’autorisation du propriétaire. Des fois, ça prend seulement une étincelle pour faire allumer sur un projet », précise M. Simard.

Il ajoute avoir discuté avec des gens d’affaires comme Hugo Germain, des Hôtels Germain, et Éric Larouche, de l’Hôtel Chicoutimi, mais sans succès.

M. Simard, qui agit également comme président des villages-relais du Québec, estime que la présence d’un établissement hôtelier dans un village-relais comme Saint-Fulgence est susceptible de supporter d’autres activités économiques, culturelles, etc. Il cite en exemple l’activité de la pièce de théâtre de la Maison coupée en deux ou les touristes pouvaient participer à un méchoui à La Tourelle ou encore louer une chambre, contribuant ainsi à la vie économique communautaire.