La thèse des cyanobactéries tend à se confirmer dans le lac Ha! Ha!

Les premières analyses effectuées par le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCCQ) à partir des échantillons prélevés au camping du camp d’accueil, dans le lac Ha! Ha! à Ferland-et-Boilleau, démontrent que le plan d’eau aurait été contaminé par les cyanobactéries.

Sophie Gauthier, porte-parole régionale du MELCCQ, rappelle que le 1er juillet, l’organisme a reçu un signalement de la municipalité de Ferland-et-Boilleau via Urgence-Environnement en lien avec la présence de cyanobactéries.

Un suivi a été effectué par l’intervenant de garde auprès d’un représentant de la municipalité qui s’était rendu sur place pour documenter la situation.

Conformément aux recommandations d’usage, la municipalité a procédé à la fermeture préventive de la plage et a prélevé des échantillons d’eau qu’elle a transmis à un laboratoire aux fins d’analyse.

Le 2 juillet, la représentante du MELCCQ a fait le suivi téléphonique auprès de la municipalité. Un suivi supplémentaire a par la suite été effectué mardi alors que le ministère a communiqué avec une représentante de la municipalité. C’est donc la municipalité qui recevra ces résultats d’analyse, ce qui n’a pas encore été fait, selon ce qu’on a mentionné à l’hôtel de ville.

Elle ajoute que depuis quelques années, les interventions du ministère en matière d’algues bleu vert se sont modifiées pour s’adapter aux connaissances scientifiques et surtout pour consacrer ses ressources au contrôle des sources de pollution en phosphore plutôt qu’à la documentation, maintenant bien connue, du phénomène des algues bleu-vert.

Selon le Plan de gestion des épisodes de fleurs d’eau de cyanobactéries, les critères pour effectuer la visite d’un plan d’eau reposent sur le fait que la problématique des cyanobactéries n’était pas connue et que le plan d’eau sert à l’approvisionnement en eau potable pour un réseau assujetti au Règlement sur la qualité de l’eau potable (RQEP). Il y a également le fait qu’un suivi particulier doit être effectué en raison d’un signalement de la Santé publique ou la tenu d’une compétition de nage ou de canot ou encore la présence d’une entente entre différents gouvernements.

Pas une première

Par ailleurs, le lac Ha! Ha! n’en est pas à son premier épisode de présence d’algues bleu-vert. Certains citoyens attribuent cette situation à la non-conformité des installations septiques du camping du Petit lac Ha! Ha!, situé en amont du grand lac. Selon Réal Fortin, directeur général de la municipalité, tous les scénarios possibles sont étudiés pour tenter d’identifier les sources de contamination des deux plans d’eau, mais rien n’indique que le camping du Petit lac Ha! Ha! soit spécifiquement ciblé.

« On fait le tour et on s’assure que tout est conforme. On est particulièrement à l’affût au Petit lac Ha! Ha!. Il y a des fosses septiques qui ont été refaites. »

M. Fortin réitère que la baisse de trois pieds du niveau d’eau du grand lac depuis le déluge de 1996 peut être une cause principale de la présence d’algues bleu-vert.