La Technique de diététique et de transformation alimentaire du Cégep de Chicoutimi offre désormais la formule Alternance travail-études. Dès leur première année, les jeunes pourront enrichir leur formation grâce au marché du travail, tout en étant rémunérés. Sur la photo, Johnny Gauthier, responsable des programmes ATE, et Nathalie Collard, coordonnatrice de la technique au Cégep de Chicoutimi.
La Technique de diététique et de transformation alimentaire du Cégep de Chicoutimi offre désormais la formule Alternance travail-études. Dès leur première année, les jeunes pourront enrichir leur formation grâce au marché du travail, tout en étant rémunérés. Sur la photo, Johnny Gauthier, responsable des programmes ATE, et Nathalie Collard, coordonnatrice de la technique au Cégep de Chicoutimi.

La Technique en diététique du Cégep de Chicoutimi fait peau neuve

Laura Lévesque
Laura Lévesque
Le Quotidien
La Technique en diététique du Cégep de Chicoutimi se modernise pour séduire de nouveaux étudiants et répondre aux besoins du marché.

La formation offre désormais la formule Alternance travail-études (ATE) et change de nom pour Technique en diététique et transformation alimentaire. Ces changements, qui représentent mieux les perspectives d’emploi, permettront, espère la direction, d’attirer plus d’étudiants dans cette voie, où les besoins sont grandissants.

« Autrefois, les gens allaient en diététique pour travailler dans les hôpitaux. Mais aujourd’hui, c’est bien plus que ça. Près de 50 % de nos étudiants se placent en transformation alimentaire. Les entreprises agroalimentaires se sont développées à un rythme fou, dans les dernières années, et ils ont des besoins », pointe Nathalie Collard, coordonnatrice du département.

« Le programme en ATE vient d’être lancé et on a déjà des appels d’entreprises pour recevoir des étudiants en stage [payé], dont le milieu hospitalier et les entreprises de transformation alimentaire. C’est vraiment en demande. Et les entreprises veulent nos étudiants, car ils se sont rendu compte avec les années qu’ils sont très bien formés en développement de produits et en contrôle et qualité », ajoute-t-elle.

Les nouveaux étudiants en Technique de diététique et en transformation alimentaire du Cégep de Chicoutimi pourront faire leur cours 100% en présentiel en cette rentrée automnale.

Les finissants de cette technique peuvent se diriger dans quatre branches, soit la transformation alimentaire, la nutrition communautaire et clinique, la gestion des services alimentaires et l’inspection alimentaire. Grâce à la nouvelle formule ATE, de plus en plus populaire dans les établissements de formation du Québec, les étudiants pourront travailler dans leur milieu plus tôt et savoir vers quelle branche se diriger.

« Il s’agit du septième programme du cégep qui entre dans la formule Alternance travail-études. C’est une formule gagnante pour tout le monde. Dès la première année, les jeunes vont pouvoir faire des stages payés. Ça permet d’enrichir considérablement leur apprentissage, car ils sont en mesure de faire des liens plus rapidement », constate Johnny Gauthier, responsable du service de placement et des programmes ATE au Cégep de Chicoutimi.

100 % en présence

La formation se déroule en présentiel, en cette rentrée, en raison du petit nombre d’étudiants. Avec l’absence des étudiants étrangers, seulement 10 personnes forment la cohorte de première année pour l’automne 2020.

« C’est une technique qui a connu une baisse du nombre d’étudiants, et ce, un peu partout au Québec, dans les dernières années. Mais cette année, c’est notre pire année. Les étudiants étrangers représentent une bonne partie de notre clientèle, mais ils sont absents. Une dizaine devaient commencer la session d’automne », précise Mme Collard.

En changeant le nom et en ajoutant la formule ATE, le Cégep de Chicoutimi croit pouvoir attirer plus de jeunes dans le futur. « C’est une technique tellement passionnante, mais qui semble encore méconnue. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’on a voulu modifier le nom. “Diététique”, ce n’est pas un terme qui représente bien tout l’univers dans lequel les gens peuvent évoluer », ajoute Mme Collard, rappelant que c’est le ministère qui oblige cette appellation.