Le député Sylvain Gaudreault a publié cette photo sur son compte Twitter, indiquant que la Commission de la santé et des services sociaux se penchera sur la surconsommation de psychostimulants.

La surconsommation de psychostimulants sera étudiée

Le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault, salue l’ouverture du gouvernement caquiste alors que la Commission de la santé et des services sociaux (CSSS) étudiera la consommation de psychostimulants chez les enfants et les jeunes, répondant à l’unanimité à la demande formulée en février par le représentant du Parti québécois.

En effet, la CSSS devait, mardi après-midi, « statuer sur la possibilité que la Commission se saisisse d’un mandat d’initiative portant sur la consommation de psychostimulants ». Elle étudiera notamment « les façons de mieux encadrer le diagnostic et la prescription de médicaments pour le trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH) ».

Le 18 février dernier, le Parti québécois réclamait que les parlementaires puissent se pencher sur cette problématique. « Nous avons noté une augmentation préoccupante de la consommation de ces médicaments depuis le début des années 2000. Nous voulons comprendre pourquoi. Nous voulons aussi savoir si la détresse psychologique des enfants et des jeunes est plus marquée ici qu’ailleurs et, le cas échéant, comment remédier à la situation », a d’abord indiqué Sylvain Gaudreault, par voie de communiqué.

« C’est une belle marque d’ouverture de la part du gouvernement pour un député de l’opposition », a-t-il ajouté lors d’un entretien téléphonique en soirée.

Le député souligne qu’il n’était pas seul à réclamer la tenue d’un tel exercice. « En janvier dernier, près de cinquante pédiatres ont dénoncé la surmédication des enfants, déplorant le recours trop rapide aux psychostimulants pour traiter les problèmes de comportement. Depuis, plusieurs autres professionnels de la santé ont joint le mouvement ; tous en appellent à une grande réflexion collective, pour le bien des jeunes. C’est exactement l’objectif de la commission parlementaire que nous avons obtenue », a-t-il poursuivi.

Rappelons que c’est au Saguenay-Lac-Saint-Jean où les prescriptions de psychostimulants (comme le Ritalin) sont les plus nombreuses. Environ 30 % des jeunes de 10 à 17 ans de la région en consomment, alors qu’à l’échelle du Québec, la proportion est d’environ 15 %. La prévalence du TDAH se situe toutefois entre 5 % et 10 %.

Ainsi, les parlementaires pourront entendre des experts faire le point sur cette situation plus que préoccupante. Des pistes de solution pourront ensuite être dégagées, qui viendront s’ajouter à celles déjà avancées par les spécialistes : meilleur dialogue entre parents, enseignants, psychologues et médecins, offre bonifiée d’activité physique pour les jeunes, évaluation plus poussée de ce qui cause les troubles de comportement, amélioration des services psychosociaux, énonce aussi le communiqué du PQ.« L’enjeu est primordial ; il touche la santé et la qualité de vie des enfants. C’est à nous, adultes, à nous adapter, à trouver des solutions. Je suis heureux que mes collègues de la CSSS l’entendent ainsi également, et qu’ils l’aient affirmé à l’unanimité », a conclu le député.