Me  David-Alexandre Aubé, de l'étude Légalis, société d'avocats, a déposé des poursuites de 11,3 millions de dollars contre la Sun Life.

La Sun Life poursuivie

La compagnie d'assurances Sun Life fait actuellement face à des poursuites civiles pour plus de 11,3 millions de dollars de la part de quatre anciens courtiers financiers.
Le Quotidien a pu mettre la main sur deux demandes introductives d'instance, qui ont été déposées le 10 mai dernier.
Me David-Alexandre Aubé, de la firme Légalis société d'avocats, qui représente les intérêts des demandeurs, a confirmé les informations.
Dans un premier temps, Régis Martel réclame 3,1 millions de dollars en perte de salaire (2,1 M $), à titre de dommages et intérêts compensatoires (900 000 $) et en dommages et intérêts exemplaires (100 000 $). Il a vu son contrat être résilié le 26 mai 2016.
André Leblanc demande 2 975 000 $ en dommages et intérêts, 200 000 $ à titre de dommages compensatoires et 100 000 $ à titre de dommages exemplaires. Mélissa Roche réclame pour sa part 3 040 000 $, alors que Mylène Tremblay estime que la compagnie devrait lui verser 1,9 million de dollars.
Au total, la Sun Life est poursuivie pour 11 315 000 $ de la part de ses anciens employés.
Selon la poursuite, la situation de Régis Martel a commencé à se détériorer en 2014 lorsqu'il a pris sous son aile Stéphanie Tremblay-Blackburn. Le demandeur dit l'avoir appuyée à ses débuts et l'a même aidée à défrayer sa cotisation annuelle auprès de l'Autorité des marchés financiers (AMF).
Mais dans les mois qui ont suivi, la relation professionnelle s'est terminée abruptement lorsque M. Martel s'est aperçu que Tremblay-Blackburn s'était approprié sa clientèle de façon déloyale. 
Concernant André Leblanc, Mélissa Roche et Mylène Tremblay, leur réputation aurait été sérieusement mise à mal par Tremblay-Blackburn et son conjoint, Patrice Girard.
Le couple aurait profité d'un congrès en République dominicaine pour dénigrer des collègues en prétextant auprès des dirigeants de la firme qu'ils se livraient à des pratiques frauduleuses et à la vente de listes de clients auprès de compétiteurs.
Les quatre conseillers financiers ont été enquêtés à l'interne et ont ensuite vu leur contrat respectif être résilié. 
Ces situations ont entaché la réputation des ex-employés. Ces derniers ont perdu beaucoup d'argent en raison de la perte de contrats et de clients. 
Ils ont aussi subi un stress important et ont été traités comme des criminels.
Les quatre anciens conseillers financiers de la Sun Life ont subi cette situation et cette décision malgré l'absence de résultats probants sur les éléments dénoncés contre eux.
Dans le document déposé à la Cour supérieure (chambre civile) du Québec à Chicoutimi, les plaignants Leblanc, Roche et Tremblay estiment avoir été remerciés (contrats résiliés) sous de fausses allégations, mensongères et diffamatoires.
M. Martel estime que la compagnie a omis d'intervenir afin que cesse l'appropriation indue de sa clientèle par la conseillère Stéphanie Tremblay-Blackburn.
Il reproche à la compagnie de ne lui avoir offert aucun soutien, d'avoir fait du harcèlement et d'avoir commis une faute en résiliant le contrat du conseiller Martel afin qu'il se taise sur les situations problématiques qu'il dénonçait.