La séance ordinaire de la Société de transport de Saguenay avait lieu à 17 h 30 pour une première fois, lundi. Les réunions avaient auparavant lieu à 15 h 30. Certains usagers avaient demandé à ce qu’elles aient plutôt lieu en soirée. Sur la photo : le directeur général de la STS, Jean-Luc Roberge, le président du conseil d’administration, Marc Pettersen, et le conseiller Michel Tremblay, qui siège également au CA.

La STS transfère le blâme

La Commission scolaire De La Jonquière et le Cégep de Jonquière ne se sont jamais montrés ouverts à bonifier l’offre de transport collectif dans leurs secteurs, selon la Société de transport du Saguenay (STS). Le directeur général de l’organisation, Jean-Luc Roberge, a affirmé que ce n’était pas parce qu’il n’avait pas essayé.

La séance ordinaire de la STS, qui se tenait pour une première fois à 17 h 30, lundi soir, a été l’occasion pour le directeur général d’expliquer pourquoi le Cégep de Jonquière, par exemple, ne faisait pas partie du projet de corridors d’écomobilité, comme le Cégep de Chicoutimi et l’Université du Québec à Chicoutimi.

« Lorsque je suis entré en poste, à la direction générale, j’ai rencontré toutes les organisations en importance sur le territoire, que ce soit les commissions scolaires, le CIUSSS ou l’université. Je peux dire que ni la Commission scolaire De La Jonquière ni le Cégep de Jonquière ne se sont montrés ouverts à améliorer le transport collectif. Je les ai relancés à plusieurs reprises et ç’a toujours été une fin de non-recevoir », a expliqué Jean-Luc Roberge, en fin de séance. La question venait du conseiller municipal et membre du conseil d’administration de la STS, Jean-Marc Crevier.

Ce dernier a donné le mandat au directeur général de retenter le coup, puisque, selon lui, « ça n’a pas de bon sens » que les étudiants de Jonquière ne puissent pas bénéficier de services comme ceux de Chicoutimi.

« Je suis content que ce sujet soit amené en séance, parce que ça va devenir public. Maintenant, je vais les relancer », a affirmé M. Roberge.

Vélo libre-service

La STS a renouvelé son projet pilote de vélo en libre-service pour une seconde saison estivale. Un total de 16 vélos et de quatre stations seront mis à la disposition des citoyens de l’arrondissement de Chicoutimi.

« Le projet pilote est renouvelé, puisque nous devons encore apporter des ajustements, notamment en ce qui concerne la tarification et le paiement. Il y aura plus de vélos cette année et une quatrième station, mais l’endroit n’est pas encore fixé », a expliqué le président du conseil d’administration de la STS, Marc Pettersen.

Une fois que le projet pilote sera complété, le service pourrait être étendu à La Baie et à Jonquière. La première année avait connu un beau succès, selon Marc Pettersen. Ce sont les usagers de 50 ans et plus qui ont le plus utilisé le service, l’été dernier.

Des réunions en soirée

Par ailleurs, la décision de déplacer les séances de la STS à 17 h 30 a été saluée par un citoyen, lundi soir. Les réunions avaient auparavant lieu à 15 h 30, et certains usagers avaient demandé à ce qu’elles aient plutôt lieu en soirée. « Nous avons entendu les demandes des citoyens et nous tenions à y répondre positivement. Nous voulions aussi démontrer la transparence de notre organisation », a indiqué Marc Pettersen.

En cette première séance en début de soirée, quatre citoyens s’y sont déplacés.