Marc Pettersen, président de la Société de transport du Saguenay, la mairesse Josée Néron, la rectrice de l’UQAC, Nicole Bouchard, Mathieu Cox, président du MAGE-UQAC, et Jean-Luc Roberge, directeur général de la STS, ont présenté les détails du projet Accès Libre.

La STS présente Accès Libre

La Société de transport du Saguenay (STS) ira de l’avant avec son projet Accès Libre, nécessitant des investissements de sept millions $. Cette initiative se veut le coup d’envoi d’une nouvelle façon de faire en matière de transport collectif à Saguenay.

Dans le cadre de ce projet, les 6500 étudiants de l’Université du Québec à Chicoutimi seront invités à se prononcer dans le cadre d’un référendum. Ils devront dire s’ils sont favorables ou non à l’instauration d’une contribution obligatoire de 40 $ par session, leur permettant d’avoir un laissez-passer universel au service de transport en commun. S’ils refusent, le projet Accès Libre ne sera pas en péril.

À l’occasion d’une conférence de presse tenue au Pavillon sportif de l’UQAC, mercredi, le président et le directeur général de la STS, Marc Pettersen et Jean-Luc Roberge, accompagnés de la mairesse de Saguenay, Josée Néron, de la rectrice de l’UQAC, Nicole Bouchard, et du président du MAGE-UQAC, Mathieu Cox, ont dévoilé les détails du projet.

Dans sa volonté d’implanter un système évolutif et flexible, la STS présentera le projet le 31 janvier prochain sur le campus de l’UQAC pour répondre aux questions et obtenir les commentaires de la communauté universitaire en vue de la tenue du référendum qui aura lieu les 14 et 15 février. 

M. Roberge, l’UQAC et le MAGE-UQAC souhaitent que le projet de contribution obligatoire de 40 $ par session reçoive la bénédiction des électeurs-étudiants, mais ont indiqué que son rejet ne signifie pas la mort d’Accès Libre, un projet financé à 85 % par les gouvernements provincial et fédéral. Selon M. Pettersen, les étudiants déjà utilisateurs du transport en commun ont intérêt à accepter le projet étant donné qu’un laissez-passer mensuel coûte présentement 68 $ comparativement à 40 $ pour une session complète.

Nouveau couloir

Tel qu’annoncé déjà, le projet prévoit l’aménagement d’un couloir de circulation qui reliera le boulevard Talbot et le centre-ville de Chicoutimi en passant notamment par l’UQAC, le CIUSSS et le Cégep de Chicoutimi. Les autobus assureront le service avec des passages aux 10 à 15 minutes via la nouvelle station intermodale qui sera construite à même le stationnement de l’UQAC. Cette station se voudra une plaque tournante où pourront se tenir des expositions et où l’aménagement de terrasses est prévu. 

Les utilisateurs du transport en commun pourront accéder à cette station grâce à des systèmes de partage de transport intermodal avec la présence de treize vélos libre-service et trois voitures électriques, dans le cadre d’un projet-pilote, a souligné M. Roberge. Les détails quant à l’implantation de ces systèmes restent à finaliser.

Des navettes gratuites seront également en service en direction de points stratégiques lors des partys universitaires. 

Dans le but de faciliter l’accès à la nouvelle ligne de transport sur Talbot, les automobilistes en provenance de Laterrière, La Baie ou Jonquière pourront laisser leur voiture gratuitement sur une nouvelle aire de stationnement incitatif qui sera aménagée près du centre Globule d’Héma Québec. Une étude de faisabilité portant sur la circulation sera réalisée afin de peaufiner le projet qui se concrétisera à compter de 2019.

Lors de la conférence de presse, la direction de la STS a mentionné les objectifs de l’organisme ne sont pas axés sur des hausses d’achalandage, mais plutôt sur un nouveau modèle de mobilité durable, un objectif auquel souscrit la mairesse de Saguenay, Josée Néron. Elle a incité les étudiants à voter oui au laissez-passer universel à 40 $.

Interrogé sur la contribution de la Commission scolaire des Rives-du-Saguenay dans le projet, M. Roberge a mentionné que l’organisme a été invité à participer puisqu’elle possède des établissements dans le secteur comme le Centre L’Oasis et les écoles Laure-Conan, Dominique-Racine et Lafontaine. 

Lors de son allocution, la rectrice a souligné que parmi les enjeux de ce projet figure la nécessité pour les organismes de travailler en collaboration pour le développement durable des collectivités.