Selon Michel Potvin, il n’y a que 4500 à 5000 personnes qui utilisent le transport en commun à Saguenay, incluant les étudiants, ce qui représente 1,5% de la population.

La STS demande un autre 125 000$ à la Ville

Après avoir demandé à la Ville de verser 600 000 $ pour pallier un déficit d’opération, voilà que la Société de transport du Saguenay (STS) a besoin de 125 000 $ supplémentaires pour l’année 2020. Une situation « questionnable » selon le conseiller Michel Potvin et président du comité des finances.

« Comment définir la situation de la STS ? Le mot, c’est questionnable. C’est sûr qu’au comité des finances, on pose des questions et on espère avoir des réponses dans les plus brefs délais », a déclaré d’entrée de jeu M. Potvin, lorsque questionné vendredi après-midi.

Une rencontre a récemment eu lieu entre la STS et le comité des finances. Des questions ont été posées, mais les réponses ne sont toujours pas arrivées. Présentement, la quote-part de la Ville s’élève à 12,4 millions $, selon le conseiller municipal.

Michel Potvin ne nie pas que l’organisation a fait de bonnes choses au cours des dernières années, notamment en ce qui concerne les investissements entourant le corridor d’écomobilité.


« Est-ce qu’il faut revoir le modèle d’affaires ? Il faut être capables d’arrêter l’hémorragie, être capables de discuter, de poser des questions, d’avoir des réponses. »
Michel Potvin

« Ils investissent actuellement dans la ville par l’entremise du gouvernement du Québec, qui subventionne à hauteur de 75 à 90 %. L’écomobilité, les feux piétonniers, les passages piétonniers ; c’est quand même intéressant comme démarche », admet M. Potvin.

C’est cependant au niveau budgétaire et de l’achalandage que le bât blesse. « C’est questionnable. Il faut que ça s’améliore. Les périphéries, les taxis-bus... En ce moment, les usagers paient environ 15 à 17 % des frais d’opération », précise-t-il, ajoutant que la Ville, « selon la loi du gouvernement du Québec », est responsable des déficits à la STS.

Selon M. Potvin, il n’y a que 4500 à 5000 personnes qui utilisent le transport en commun à Saguenay, incluant les étudiants, ce qui représente 1,5 % de la population.

« Ce sont toujours les mêmes. Ça ne fait pas beaucoup de monde. C’est un service nécessaire pour des gens, je suis d’accord avec ça, mais les coûts sont astronomiques à cause de l’étalement urbain. »

Tous ces éléments seront discutés au comité des finances et ce dernier fera un rapport au conseil de ville.

« On va réfléchir pour qu’ils améliorent la situation. Mais maintenant, on fait quoi avec ça ? Est-ce qu’il faut revoir le modèle d’affaires ? Il faut être capables d’arrêter l’hémorragie, être capables de discuter, de poser des questions, d’avoir des réponses. Et présentement, on ne les a pas toutes. »

Questionné quant à l’utilité des taxis-bus, Michel Potvin y voit là une solution possible, notamment en raison des nombreuses périphéries.

Plus tôt cette semaine, on apprenait dans Le Quotidien que depuis la mise en place du service de taxi-bus, il y a un an et demi, dans la MRC du Domaine-du-Roy, environ 1900 déplacements sont offerts chaque mois, soit quatre fois plus qu’il y a un an. Les utilisateurs paient un tarif fixe à partir de 3 $ par déplacement.