Jean-Michel Tremblay, de Projet 7, croit qu’aucune station-service ne fermera ses portes même s’il concrétise son projet.

La station-service est «essentielle», réplique le promoteur de Projet 7

Une troisième station-service sur le boulevard Talbot, à Laterrière, pourrait très bien se tirer d’affaire et ne menacerait pas la survie des postes de Pétroles RL et de Nutrinor. Si la majorité des 243 citoyens se prononcent en faveur des modifications au règlement de zonage pour autoriser le poste d’essence, le premier coup de pelle se donnera rapidement. Si ça ne passe pas, Projet 7 ne verra pas le jour.

Promoteur du dossier avec Shirley Gravel, Jean-Michel Tremblay a donné la réplique à ceux qui estiment que l’étude, menée par Pethel Consultants, démontre que l’offre est supérieure à la demande.

« Notre projet, avec la station-service, sera rentable, il n’y a aucune inquiétude à avoir. Le débit journalier de 6200 véhicules, les véhicules en transit, n’est pas pris en compte dans le léger surplus théorique. Quand on fait l’ajout de ces véhicules et que l’on multiplie par 365 jours, il y a un débit de volume de litres d’essence qui n’est pas comptabilisé et qui est très grand », explique Jean-Michel Tremblay, lors d’un entretien avec Le Progrès.

« Et on sait que les gens qui sont en transit (vers ou au retour de Québec) ont un très grand besoin d’essence. Je pense aussi que l’on peut attirer, chez nous, des gens qui font le plein à L’Étape (sept millions de litres annuellement) et même à Chicoutimi étant donné que l’offre n’est pas à la hauteur des attentes à Laterrière », ajoute M. Tremblay.

Donc, si le vote est favorable, le projet ira de l’avant.

« L’objectif est de donner les premiers coups de pelle dès que possible en 2019. Nous voulons perdre le moins de temps possible, afin de créer rapidement une cinquantaine d’emplois. »

« Mais si les modifications au règlement de zonage ne passent pas, il n’y aura tout simplement pas de projet. Sans station-service, ce n’est pas viable », affirme le promoteur.

Le Projet 7 serait situé tout près de Pétroles RL et de la station-service de Nutrinor sur le boulevard Talbot, à Laterrière.

Questionné à savoir si son projet ne risque pas de créer la perte des deux autres postes d’essence, situés à quelques centaines de pieds de son site, Jean-Michel Tremblay n’y croit vraiment pas.

« C’est comme dans une pouponnière. Tous les enfants finissent par grandir et arrêtent de pleurer un jour et c’est sans doute comme ça que ça va se terminer. Ils vont vieillir, vivre leur vie et personne ne va mourir. »

« Ensuite, advienne que pourra ! Quel commerce les gens vont préférer ? Ce sera une offre supplémentaire et c’est le consommateur qui déterminera là où il voudra consommer », d’ajouter M. Tremblay.

Autre élément qui milite en faveur d’une nouvelle station-service, selon les gens de Projet 7, est qu’il est possible d’attirer les propriétaires de motorisés ou des « fifth wheel ».

« Notre étude précise que l’offre actuelle est de faible qualité et qu’elle n’offre que des bannières régionales ou locales. Il y a de la place pour offrir davantage à la clientèle locale, mais aussi celle en transit. Je veux donner une offre de services de qualité à la clientèle », dit-il.

Jean-Michel Tremblay précise que l’étude démontre clairement qu’il y a de la place pour un autre dépanneur, un service de restauration rapide, mais aussi pour une pharmacie, un lave-auto à la main et un bureau pour des médecins.

Le directeur général de la firme Pethel Consultants, Francis Leblanc, précise, dans un courriel, que le léger surplus de l’offre est calculé sur la population résidente et des travailleurs pondérés et ne tient pas compte du trafic en transit.

« Avec une telle vocation et pour intercepter le trafic en transit, le site doit avoir une offre récente, de qualité avec de la restauration rapide, offre dite combo. L’offre des sites concurrents actuels n’a pas une telle offre », note-t-il.