Sabin Côté, maire de Roberval

La SQDC à Alma, une erreur selon Sabin Côté

Roberval souhaite obtenir sa propre succursale de la Société québécoise du cannabis (SQDC). Le maire Sabin Côté estime par ailleurs que c’était une erreur stratégique d’implanter la première succursale du Lac-Saint-Jean à Alma pour bien desservir toute la population.

Selon Sabin Côté, la SQDC aurait dû implanter une succursale à Roberval au lieu de le faire à Alma pour desservir la population du Lac-Saint-Jean et de Chibougamau-Chapais, car les Almatois auraient facilement pu se rendre à Chicoutimi pour aller chercher du cannabis, dit-il.

« Si on veut réduire la consommation de cannabis illégal, ils vont devoir revoir le déploiement de leurs services », estime le premier magistrat.

La Ville de Roberval avait été sollicitée plus tôt cette année pour savoir si elle était prête à recevoir un point de vente sur son territoire. Au cours de l’été, le conseil de ville a même entériné une résolution à l’unanimité, à la suite d’un débat un peu houleux, car certains échevins n’étaient pas d’accord avec la légalisation du cannabis.

« On n’est pas là pour refaire le débat sur la légalisation, parce que ce n’est pas de notre ressort, remarque Sabin Côté. Il faut faire le débat pour savoir si on veut un point de distribution ou pas. À partir du moment où c’est rendu légal, la cible c’est de réduire la consommation et le commerce illicite. Le commerce légal, tu es aussi bien de l’avoir chez vous, d’autant plus que ça crée dix emplois de fonctionnaires ».

Selon Fabrice Giguère, chargé des communications et porte-parole de la SQDC, le choix des emplacements des points de service est décidé en fonction de la densité de population et de la route d’approvisionnement. Étant donné que Chicoutimi allait recevoir une succursale, le choix d’Alma était évident. « C’est la même dynamique dans toutes les régions du Québec », a-t-il commenté.

D’ici mars 2020, 16 autres points de service de la SQDC seront ajoutés aux 25 déjà implantés sur le territoire et plusieurs d’entre eux n’ont pas été annoncés. « Nous avons des discussions avec plusieurs municipalités pour assurer une présence sur l’ensemble du territoire québécois », a ajouté Fabrice Giguère.

Il n’y a aucun signe qui laisse croire que la SQDC s’implantera à Roberval au cours des prochains mois. Pour l’instant, la SQDC évaluerait deux scénarios pour augmenter le volume de consommation de cannabis légal et ainsi diminuer le marché noir, selon ce qu’a pu comprendre Sabin Côté, alors que la société d’État souhaiterait augmenter le nombre de points de vente en ville ou augmenter sa présence en région.