La conseillère Martine Gauthier en appelle à l'assouplissement du règlement municipal qui encadre la possession de poules par des citoyens. Propriétaire de quatre oiseaux de basse-cour, elle croit qu'il y a lieu d'implanter un projet-pilote qui permettrait aux familles qui le désirent de profiter des nombreux bénéfices liés à l'élevage, à petite échelle, de la volaille.

La sortie de Martine Gauthier déplaît

Les membres de la commission municipale Communautaire et vie de quartier déplorent la sortie publique de leur collègue Martine Gauthier au sujet du règlement municipal qui encadre la possession de poules sur le territoire de Saguenay.
Le président de la commission, Jonathan Tremblay, et ses collègues Julie Dufour et Simon-Olivier Côté ont cosigné une lettre qu'ils ont envoyée au maire Jean Tremblay, à tous les élus de la ville et au directeur général, mardi. La missive, dont nous avons obtenu copie, a pour objet « de rétablir certains faits », dans la foulée d'une entrevue accordée au Progrès par la conseillère. Elle disait alors souhaiter un assouplissement du règlement municipal et se disait prête à aller jusqu'au bout dans ce dossier. 
« Selon Mme Gauthier, la commission aurait donné un avis de non-recevoir à sa demande de modifier la réglementation sur l'élevage des poules sur le territoire. Contrairement à sa sortie, la commission communautaire a plutôt mandaté les services de la ville de faire une étude sur le sujet avant de prendre une orientation prématurée », écrivent les trois élus. 
Les conseillers poursuivent en disant que lors de la réunion du 30 mars 2017, tous les membres ont pu assister à une présentation au sujet des poules. Ils sont eux aussi d'avis que la Ville doit revoir sa réglementation, mais que, considérant la réflexion requise, les délais inhérents à la modification du règlement sont serrés, compte tenu des élections à venir. 
« Au-delà de l'attrait simpliste de permettre l'élevage, plusieurs conséquences sont à évaluer : le nombre de poules permises, les types de volaille, la façon dont les gens peuvent disposer des fientes, l'éducation sur les risques de contamination [...], le contrôle des odeurs pour les voisins, etc. », peut-on lire dans la lettre. 
Place publique
Jonathan Tremblay, Julie Dufour et Simon-Olivier Côté déplorent le fait que leur collègue se soit exprimée à ce sujet dans les médias, alors qu'une réflexion sérieuse est en cours à la commission.
« On se désole que notre collègue n'ait pas bien saisi l'orientation de la commission puisque les trois autres élus sont en accord avec le changement de réglementation pour les poules, mais veulent éviter de faire une réglementation hâtive qui engendrerait d'autres problématiques », concluent les conseillers.