La motoneige a un impact économique global pour la région de 112 millions $.

La saison 2019 de motoneige est lancée

Tourisme Alma Lac-Saint-Jean continue de miser sur l’importance de la motoneige dans la région, notamment en présentant le mont Apica comme une porte d’entrée vers les monts Valin. La saison de motoneige 2019 a été lancée, mercredi, au nouveau relais Mont-Lac-Vert, lors d’une journée typique d’hiver bien froide.

La pratique de ce qui est l’activité principale du tourisme hivernal au Saguenay–Lac-Saint-Jean a représenté, en 2016-2017, un impact économique global pour la région de 112 millions $.

Le temps froid et l’omniprésence de la neige font déjà le bonheur des passionnés de ce loisir. « C’est un volet de développement économique de plus en plus nécessaire à notre région et de plus en plus important », a expliqué le maire d’Alma et président de la Corporation d’innovation et développement Alma Lac-Saint-Jean (CIDAL), Marc Asselin.

Le préfet de la MRC Lac-Saint-Jean-Est, André Paradis, le maire d’Alma et président de la CIDAL, Marc Asselin, le responsable du sentier 23, Daniel Simard, l’ancien employé du Mont-Apica, Lucien Potvin, le maire d’Hébertville, Marc Richard, et le député de Lac-Saint-Jean, Eric Girard, ont assisté au lancement de la saison de motoneige et au dévoilement de la vidéo promotionnelle du Mont-Apica.

« Tourisme Alma Lac-Saint-Jean continuera d’appuyer ce segment prioritaire de l’industrie touristique et continuera de positionner le sentier 23 et le secteur de la MRC Lac-Saint-Jean-Est comme l’axe principal et central d’accès à notre région », a-t-il ajouté. Le principal intéressé est d’avis que cette industrie a des retombées sur l’ensemble des municipalités de la MRC Lac-Saint-Jean-Est.

Nouveau relais

La saison, qui vient à peine d’être lancée, se fera avec plusieurs améliorations. Un investissement de 80 000 $ provenant de la municipalité d’Hébertville a permis de mettre en place le nouveau relais Mont-Lac-Vert. La contribution de la municipalité est également à l’origine d’un stationnement et d’infrastructures d’accueil. Relié au sentier 23, celui-ci devrait profiter d’un achalandage touristique important. Le maire d’Hébertville, Marc Richard, est d’avis que le nouveau relais aura un impact positif sur le reste de la municipalité.

Le sentier 23 a lui aussi subi des améliorations totalisant 90 000 $. La signalisation est ainsi améliorée entre Hébertville et le mont Apica. Le sentier a d’ailleurs obtenu, en octobre, la certification écoSentier.

Celle-ci assure le respect de l’environnement, des lois et des règlements, l’application de bonnes pratiques environnementales en sentier, la maintenance des infrastructures et la compétence des ressources humaines.

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UNE VIDÉO PROMOTIONNELLE HISTORIQUE

(Annie-Claude Brisson)  — Tourisme Alma Lac-Saint-Jean ne lésine pas sur les moyens nécessaires pour faire connaître son paradis de la motoneige, dont le relais situé dans la Réserve faunique des Laurentides, le Mont-Apica. Parmi les actions entreprises, une vidéo promotionnelle historique, qui met en vedette un homme qui a grandement connu l’époque militaire du mont Apica, a été réalisée, l’hiver dernier, par Les Films de La Baie. 

Le véhicule promotionnel, d’une durée de cinq minutes, prend des allures de documentaire. Il met en lumière Lucien Potvin, un ancien employé de la station militaire. Les images d’archives côtoient le témoignage de M. Potvin, qui a participé au tournage à l’hiver 2018. 

L’homme de 91 ans a vécu de grandes émotions, mercredi, alors qu’il a découvert la vidéo promotionnelle, Le Mont-Apica de Lucien Potvin, en compagnie de plusieurs acteurs politiques ainsi que des membres de sa famille. Le principal intéressé a avoué au Quotidien « que le cœur lui débattait », alors qu’il a même été applaudi à la suite du visionnement. 

Celui qui a œuvré à la station militaire entre 1956 et 1987 a eu l’occasion, le 31 janvier dernier, d’y retourner. 

En compagnie d’une partie de sa famille, il a remis les pieds sur ce site destiné, à l’époque, à repérer les avions-intrus de l’Union soviétique. L’expérience fut totale pour l’homme, qui a été amené à destination par une autoneige d’époque. 

En se rendant près du belvédère du mont Apica, Lucien Potvin a eu l’occasion de revoir, pour une première fois en 30 ans, ce qu’il appelle « une partie de sa vie ». 

Lorsqu’il était employé, il devait régulièrement se rendre au sommet afin d’apporter de la nourriture aux autres employés. 

Cette vue en hauteur des montagnes et de l’ancien site des Forces armées canadiennes a révélé de nombreux souvenirs au principal intéressé et à ceux qui l’accompagnaient.

M. Potvin a confié à l’équipe de tournage avoir vécu la plus belle journée de sa vie. 

Le benjamin de M. Potvin, Steeve, a également participé au tournage. Comme son père, il a revécu cette belle époque. 

« Le samedi, notre père nous amenait avec lui. J’ai souvenir d’y être allé. Nous en profitions pour pêcher dans le coin, a-t-il raconté. Le mont Apica, c’était spécial, c’était une communauté. »