La SAAQ analysera la réclamation

L’indemnité que recevra l’homme qui a chuté sur la glace en déneigeant sa voiture n’est pas encore déterminée. Même s’il voulait poursuivre son amie, qu’il devait reconduire, pour 87 000 $, le dossier de Laval Blackburn doit être analysé par la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ). Il pourrait recevoir un montant moindre, mais il pourrait aussi être supérieur.

Trois juges de la Cour d’appel du Québec, le plus haut tribunal de la province, ont rendu une décision unanime, lundi, voulant que la SAAQ devait indemniser le Saguenéen.

Il faut se souvenir que l’individu a effectué une chute sur la glace alors qu’il déneigeait son véhicule dans le stationnement de son immeuble. La Cour d’appel a estimé qu’il s’agissait bel et bien d’un accident de la route et qu’à ce compte, c’était à l’organisme gouvernemental d’indemniser la victime.

S’il était possible de croire que M. Blackburn était pour recevoir un chèque d’un peu plus de 87 000 $ (en raison de la poursuite intentée en Cour), il a été plutôt précisé qu’il recevra un montant en fonction des indemnités qu’il réclamera et que la SAAQ jugera justifiées.

Gino Desrosiers, porte-parole de la SAAQ auprès des médias, a accepté de parler de la façon de faire lors d’une demande de réclamation. Il ne veut pas parler d’un cas en particulier, mais plutôt de façon générale.

« Les gens qui sont victimes d’un accident de la route doivent soumettre une demande d’indemnisation à la SAAQ. Nous allons analyser les rapports d’accident et médicaux pour en apprendre davantage. Nous allons regarder le type de blessures et les impacts de celles-ci », note M. Desrosiers.

« Si la victime a perdu du temps de travail, nous pouvons rembourser jusqu’à 90 pour cent du salaire perdu jusqu’à concurrence de 72 500 $ environ. Il peut y avoir des pertes dues à une incapacité ou pour souffrances. Une personne peut avoir besoin d’aide psychologique, d’aide à domicile ou de frais de garde. La SAAQ va évaluer le dossier et verser les indemnisations en conséquence », indique M. Desrosiers.

D’autre part, si la décision de la Cour d’appel du Québec risque d’ouvrir la porte à de nombreuses réclamations au cours des prochaines années, M. Desrosiers tient tout de même à préciser que l’indemnisation n’est pas automatique.

La demande peut se faire, mais il reste à voir si elle sera reçue.