La RMR devra payer l'amende

La Régie des matières résiduelles (RMR) du Lac-Saint-Jean a été mise à l'amende à la suite d'un débordement de lixiviat survenu l'automne dernier à son lieu d'enfouissement technique, à Hébertville-Station.
L'organisme a reçu une sanction administrative pécuniaire (SAP) de 10 000 $ de la part du ministère de l'Environnement. L'événement s'est produit dans la nuit du 26 au 27 octobre 2016, pendant les travaux de construction de la quatrième cellule d'enfouissement.
« Il y avait eu de fortes pluies. C'était des conditions météorologiques exceptionnelles en terme d'eau. Nos entrepreneurs et opérateurs ont quitté le chantier le 26 octobre et, lorsqu'ils sont revenus le lendemain matin, ils ont constaté que de l'eau s'était échappée de la cellule en construction. C'était dans l'enceinte du site, dans un endroit adjacent à la cellule. Nous avons immédiatement avisé le ministère. L'endroit a été rapidement nettoyé », a mentionné Stéphanie Fortin, responsable des communications pour la régie.
Plan de correction
Mme Fortin ajoute qu'en décembre 2016, la RMR a déposé un plan de correction au ministère pour éviter qu'une telle situation se reproduise.
« Pour les futurs travaux qui vont toucher le lixiviat, une procédure d'analyse de risques environnementaux sera mise en place. Elle sera appliquée, tant par les responsables des travaux que les représentants de la RMR. On va l'intégrer même dans les devis des entrepreneurs. »
Stéphanie Fortin précise que la RMR a reçu la sanction en décembre dernier. Elle ajoute que ce dossier n'est aucunement lié aux récents événements survenus à L'Ascension. « Ça s'est produit au moment de la construction de l'une des cellules. Ce fut une situation de courte durée et notre réaction a été rapide. »
Surplus financier pour la RMR
L'année 2016 s'est déroulée sous le signe de la stabilité pour la Régie des matières résiduelles du Lac-Saint-Jean (RMR). L'exercice financier qui s'est terminé au 31 décembre dernier a permis d'enregistrer un surplus de 475 498 $.
Les revenus ont été de 20 765 993 $, soit un écart positif de 6,3 % par rapport aux prévisions initiales. Cela s'explique en partie par la hausse du prix des matières sur les marchés. Par exemple, le prix budgété pour le carton était de 70 $ la tonne, alors qu'il s'est avéré de 108 $.
Le budget prévisionnel de l'organisation était prudent par rapport au montant de la redevance qui s'est finalement avéré plus élevé que prévu. La RMR a reçu 298 000 $ supplémentaires, ce qui correspond au plein montant (3,9 M $) de la redevance pour sa catégorie.
Au chapitre des dépenses, elles ont été de 20 290 495 $, soit une augmentation de 3,9 %. Celle-ci est justifiée par le traitement de nouvelles matières dans les écocentres tels que les matelas et le transport du polystyrène en plus de la modification de gestion pour le traitement ainsi que le transport du bois et des branches.
Des écarts concernant les amortissements pour la construction du bâtiment, des cellules et de l'unité de traitement du LET d'Hébertville-Station représentent 350 000 $. 
Une réserve financière de 751 372 $ a été créée pour la construction de cellules supplémentaires au LET et pour la mise en place du service de la collecte et de traitement des matières organiques.
Tandis que certains postes budgétaires augmentaient leurs dépenses, d'autres les ont diminués. C'est le cas de la collecte qui a vu un écart de 256 000 $ en raison du prix du diesel qui a été inférieur au prix de référence du contrat qui est de 1,30 $ le litre. Le prix moyen avec lequel le contrat a été ajusté est de 0,86 $ par litre.
Le budget annuel de la RMR s'élève à près de 20 millions de dollars. La moitié du montant émane de la taxation. Au cours des sept dernières années, la taxe pour les matières résiduelles n'a pas augmenté et se situe aux environs de 180 $ la porte. L'autre moitié du budget provient des revenus autonomes en lien avec la vente des matières sur les marchés locaux et nationaux.