La résidence Le Saint-Jude
La résidence Le Saint-Jude

La résidence Le Saint-Jude d’Alma promet 1000$ pour les nouveaux employés

Katherine Boulianne
Katherine Boulianne
Le Quotidien
La résidence pour aînés Le Saint-Jude d’Alma emploie les grands moyens pour attirer du personnel. L’établissement entreprend une campagne de recrutement en ligne en promettant un boni de 1000 $ à ceux qui termineront la période de probation.

Il faut dire qu’avec la nouvelle unité de soins qui s’ajoutera à l’hiver et la deuxième vague de COVID-19 qui s’installe, le complexe aura besoin d’effectifs rapidement, dans tous les domaines. L’établissement, qui emploie environ 45 personnes, entend mettre les bouchées doubles afin de pourvoir la vingtaine de postes disponibles.

Le directeur général de la résidence, Daniel Beaulieu, va d’ailleurs droit au but quand Le Quotidien lui demande quelles raisons l’ont poussé à offrir un boni de 1000 $ aux nouveaux employés. « Pas le choix ! Un de nos concurrents principaux, c’est le CIUSSS! Il faut avoir les bonnes ressources. C’est difficile de se battre uniquement sur le salaire, il faut le faire autrement. »

Daniel Beaulieu admet que depuis que le gouvernement a rehaussé le salaire des préposés aux bénéficiaires, un défi supplémentaire s’ajoute aux résidences privées quand vient le temps de recruter de la main-d’oeuvre dans ce domaine. « C’est sûr que ça n’aide pas, mais ce n’est pas difficile seulement pour les préposés aux bénéficiaires. C’est la même chose pour les autres corps de métier, en restauration par exemple. »

Bien que la pandémie ne facilite pas les choses quand vient le temps d’attirer du personnel, le directeur général se considère tout de même chanceux. Selon lui, la résidence s’en tire tout de même bien malgré la COVID-19, notamment en raison de sa taille.

« Ça reste un combat constant d’attirer de la main-d’oeuvre, mais pour nous, ça va quand même bien, puisque nous nous considérons comme une résidence moyenne avec nos 126 logements. C’est surtout pour les plus petits établissements que c’est plus dramatique. Ils n’ont pas la capacité de proposer un salaire et des conditions qui sont concurrentiels. »

Les prochains mois seront donc fort occupés à la résidence Le Saint-Jude, qui prévoit ouvrir la nouvelle unité de soins en mars 2021. Daniel Beaulieu croise les doigts afin que les travaux ne soient pas retardés en raison de la recrudescence de la pandémie, qui se fait déjà un peu sentir entre les murs de l’établissement.

« C’est certain qu’il y a de l’anxiété chez nos aînés. Même si nous essayons de ne pas mettre la COVID-19 de l’avant dans notre résidence, nous voyons partout que ça se rapproche tranquillement de nous. Nous essayons tout de même de ne pas créer un climat trop anxiogène. C’est certain qu’une deuxième vague, c’est aussi toujours plus fatigant pour les employés, mais nous essayons de faire un bon suivi au jour le jour avec eux. »