Le Cégep de Jonquière

La rentrée collégiale perturbée

À moins d'un revirement de situation, la rentrée collégiale risque d'être perturbée dans 16 cégeps de la province, lundi matin, avec le déclenchement d'une demi-journée de grève qui touchera également les établissements de Jonquière, Chicoutimi et Alma.
Selon Manon Lessard, présidente de la section C (Cégep de Jonquière) du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) et membre du comité de négociation provincial, les négociations n'ont pas bougé et sont même suspendues depuis le 26 mai dernier.
Mme Lessard rappelle que les négociations ont débuté en octobre 2014 et se sont soldées par une entente en matière sectorielle en décembre 2015. L'entente n'a pas été présentée aux 700 membres des seize collèges puisque la volonté du syndicat était de régler les points en litige au niveau intersectoriel. Des divergences subsistent au chapitre des disparités de traitement régionales, droits parentaux, salaires et régime de retraite. Aucune séance de négociations n'est prévue pour le moment, mais les discussions devraient reprendre en septembre.
Respect
Après deux ans sans convention, le syndicat estime qu'il est en droit d'exercer son droit de grève et c'est pourquoi il est demandé aux autres membres du personnel des collèges et étudiants de respecter les piquets de grève qui seront en place. «Ce ne sera pas du piquetage symbolique. On ne laissera pas entrer nos collègues enseignants, mais on sait qu'ils devront suivre les consignes de la direction», affirme Mme Lessard.
Au début du mois d'août, la direction syndicale avait promis un automne chaud avec la tenue de cette première demi-journée de grève de la rentrée qui devrait être suivie d'autres moyens d'action en septembre et octobre prochain. Le syndicat avait obtenu un mandat pour la tenue de cinq journées de grève. Trois d'entre elles ont été utilisées dans le cadre du front commun. Deux autres restent en banque, dont la moitié de lundi prochain.