Plusieurs membres de la Meute avaient pris part à une marche, en mars, dans la région. Certains devraient se rendre à Québec pour prendre part à la marche de samedi.

La région présente à la manifestion de la Meute

Un appel à manifester a été lancé au Saguenay-Lac-Saint-Jean par les administrateurs du groupe La Meute, mais il est difficile de savoir combien de personnes y répondront et participeront à l'évènement «en soutien aux policiers de la Gendarmerie royale canadienne et contre les politiques d'immigration illégale du gouvernement», dimanche à Québec.
La semaine dernière, l'administrateur du groupe Facebook Clan 02 de La Meute, Éric Proulx, a invité les intéressés à la manifestation du 20 août, dont le lieu exact n'a pas encore été décidé. Du covoiturage devrait être organisé. «Nous demandons le support du plus grand nombre possible de membres de La Meute pour maximiser l'impact sur le moral des forces de l'ordre», est-il écrit dans la publication. Elle a été relayée plus de 160 fois.
Dans les commentaires, on compte pourtant plus de personnes se disant désolées de ne pas pouvoir participer que de gens motivés à y aller. Jeudi, un autre message signé par Éric Proulx a été partagé par une des quelque 500 membres de la Meute au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il porte à croire que l'appui de la communauté virtuelle s'amoindrit lorsque des activités concrètes sont organisées. Des membres pourraient être rejetés du groupe.
«Quand je vois la faible réponse à l'appel de la manif dans notre clan, je me demande pourquoi on se fend le coeur depuis bientôt deux ans. Le 1 septembre, tous ceux qui n'auront pas rempli le formulaire du clan seront sortis du clan. J'aime mieux avoir 150 vrais loups que 555 fantômes. (sic) »
Dans un message privé, Éric Proulx a avoué qu'il est «difficile de prévoir un nombre» de participants. Il n'a pas voulu accorder d'entrevue pour expliquer ses motivations, référant le Progrès au texte écrit par le conseil de la Meute. Celui-ci dénonce les décisions du gouvernement fédéral de laisser entrer des demandeurs d'asile haïtiens au pays de façon illégale. Cela va «à l'encontre du serment d'engagement des policiers de la GRC [...] Ils sont laissés à eux-mêmes, débordés, épuisés et découragés de ne pas pouvoir remplir leur mandat», peut-on lire. Selon le groupe, les Haïtiens venus des États-Unis ne sont pas des réfugiés au sens de la convention de Genève de 1951 et leur accueil mobilise des ressources qui ne peuvent pas s'occuper des «vrais réfugiés».