La région la plus vieille

La population du Saguenay–Lac-Saint-Jean a subi une baisse entre les années 2011 et 2017, et ce, même s’il y a encore un peu plus de naissances que de décès. Les habitants de la région se trouvent à être plus vieillissants que ceux du reste du Québec, et le bilan migratoire est de retour dans le négatif.

L’Institut de la statistique du Québec a dévoilé, jeudi, les analyses de l’édition 2018 de son bilan démographique du Québec.

Le taux d’accroissement annuel moyen 2011-2017 subit un léger recul, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, alors qu’il se chiffre -0,4 pour mille. Depuis le début des années 2000, la région n’a connu qu’une période de croissance, entre 2006 et 2011. La région comptait 276 509 habitants au 1er juillet 2017, comparativement à 283 304 en 2006.

Selon les données colligées, la région s’en tire bien sur le plan de la fécondité. Le taux est plus élevé que la moyenne québécoise, alors que l’indice synthétique de fécondité est de 1,65 enfant par femme en 2017.

L’âge médian de la région est de 46,9 ans, un des plus élevés. La population jeannoise et saguenéenne est plus âgée que l’ensemble des régions administratives, alors que les plus de 65 ans (21,8 %) occupent une part plus importante que les moins de 20 ans (19,2 %).

Exode des jeunes

Un déficit s’inscrit au niveau des échanges migratoires avec les autres régions du Québec. Les pertes migratoires interrégionales de 2016-2017 représentent 710 personnes de moins au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Ce déficit figure parmi les plus importants des 10 dernières années pour la région, qui a noté un solde positif en 2011-2012 et un bilan nul en 2010-2011.

Les pertes les plus marquées se font chez les jeunes adultes.

La part des hommes représente 50,3 % de la population, alors que celle des femmes est de 49,7 %.

Aussi, l’espérance de vie est plus faible dans la région, comparativement au reste de la province. L’espérance de vie pour les hommes du Saguenay–Lac-Saint-Jean est de 79,8 ans, alors que celle des femmes est de 83,2 ans.

Québec

La population québécoise a augmenté de plus de 1 % en 2017, ce qui représente une hausse de 85 700 personnes. L’écart entre 2011 et 2017 est notable, passant de 8 007 656 à 8 394 034 personnes. Cela s’explique par « un accroissement naturel (naissances moins décès) de 17 600 personnes, d’une migration nette de 37 000 personnes et de 31 100 résidants non permanents de plus », lit-on dans le document.

Le bilan démographique du Québec a permis de répertorier 1700 centenaires, dont plus de 90 % de femmes, et un déséquilibre existe entre les générations.

Les deux tiers des bébés sont nés hors mariage, l’année dernière. Emma et William restent les prénoms les plus populaires. Près de 23 000 mariages ont été célébrés dans la province. Cela représente une hausse comparativement aux trois dernières années. Au début des années 70, plus de 50 000 mariages étaient répertoriés chaque année.