Le Cercle de presse recevait Carole Simard, directrice générale de Moisson Saguenay-Lac-Saint-Jean, le président de Centraide Saguenay-Lac-Saint-Jean, Martin St-Pierre, et Gaston Laforest, président régional de la Société Saint-Vincent de Paul.

La région généreuse avec les plus démunis

Le constat demeure année après année. Les citoyens du Saguenay-Lac-Saint-Jean sont des gens généreux quand arrive le temps des Fêtes.

« Les gens de la région sont généreux. (...) Dans la région, c’est facile de solliciter les gens. On est en pleine Guignolée dans les commerces en ce moment et on ramasse entre 60 000 et 70 000 $ dans les commerces. Ensuite, en passant dans les rues, l’an dernier on a ramassé 305 000 $. Ça fait environ 375 000 $. Montréal ramasse même pas ça. Et la Guignolée des médias ramasse 230 000 $. La région donne davantage que Montréal », a raconté Gaston Laforest, président régional de la Société Saint-Vincent de Paul, lors de son passage au Cercle de presse du Saguenay mercredi matin. 

Le comparatif avec les grands centres avait également été noté par monseigneur André Rivest dans ces pages la semaine dernière. Rappelons que la Grande Guignolée des médias aura lieu jeudi prochain, tandis que les bénévoles de la Saint-Vincent de Paul passeront par les maisons dimanche entre 10 h et midi. « On a 50 conférences dans la région qui opèrent dans leur milieu. C’est 10 à 12 personnes par conférence pour environ 550 bénévoles », avait-il chiffré plus tôt.

Le Cercle de presse recevait également le président de Centraide Saguenay-Lac-Saint-Jean, Martin St-Pierre, ainsi que Carole Simard, directrice générale de Moisson Saguenay-Lac-Saint-Jean. « Mais il faut être généreux durant toute l’année, car on parle beaucoup de sécurité alimentaire, a indiqué M. St-Pierre. Une fois le boom donné à Noël, en janvier il y a encore des gens qui ont faim. » Contrairement à d’autres organismes, Centraide mise sur une campagne annuelle pour récolter des dons. L’objectif cette année est encore de 2 M $ et M. St-Pierre a assuré que la campagne se déroule encore bien cette année.

Quant à Moisson, Mme Simard a rappelé que chaque dollar récolté par son organisme permet d’assurer trois repas à une personne. Elle a souligné que les épiceries de la région collaborent bien. « Tous les jours nous partons faire le tour des épiceries du Saguenay avec nos deux camions réfrigérés et une fois par semaine au Lac », a-t-elle affirmé. Elle a aussi ajouté que des échanges se font entre région, alors que du fromage du Saguenay-Lac-Saint-Jean se retrouve ailleurs en échange de d’autres denrées moins fréquentes ici.

Une scène cocasse s’est produite lors du Cercle de presse, alors que des bénévoles de la Guignolée de Saint-Vincent de Paul ont interrompu l’enregistrement avec leur cloche pour récolter des dons auprès des gens présents.

Moins d’argent comptant

Les trois intervenants ont été questionnés à savoir s’il était plus difficile aujourd’hui de faire des collectes d’argent, car les gens ont souvent seulement leurs cartes de crédit et de débit sur eux. 

« Oui, c’est un problème, a admis M. Laforest. Mais c’est moins pire quand on passe dans les maisons. Mais au coin des rues, c’est plus problématique. Mais quand on regarde nos résultats, ça va quand même très bien. »

Pour ce qui est de Centraide, le problème se pose moins, car une part des fonds récoltés dans les entreprises se fait grâce à une déduction à la source.