Joëlle Hardy, directrice générale de la Société historique du Saguenay, était très fière du troisième numéro de l’année de Saguenayensia et pense qu’il informera bien les gens sur les traces qu’ont laissé les guerres sur la région.

La région et ses traces de la guerre

Le troisième numéro de l’année de la revue Saguenayensia a été lancé, vendredi soir, dans la salle de la Légion royale canadienne d’Arvida. Des passionnés d’histoire étaient réunis pour assister à la conférence du professeur et historien Jérôme Gagnon, organisée pour l’occasion.

Les deux guerres mondiales, une histoire de mémoire est consacré aux deux guerres mondiales et met l’accent sur des artéfacts et archives que l’on retrouve dans la région. La revue, qui opère depuis 1959, sort quatre numéros par année.

Le professeur du Cégep de Jonquière et historien Jérôme Gagnon a présenté, devant un groupe d’amateurs d’histoire, une conférence sur Pierre-Eugène Guay, un personnage qui a marqué la région par ses lettres publiés dans le Progrès du Saguenay alors qu’il était à la guerre.

« Les citoyens doivent être en mesure de voir les traces que l’on retrouve ici et qui pourraient être restées des guerres auxquelles le Canada a participé », a expliqué la directrice générale de la Société historique du Saguenay, Joëlle Hardy. Selon elle, ce numéro de la revue est très spécial, puisqu’il complète un numéro de 1998. « Nous ne reprenons jamais le même sujet deux fois en l’abordant de la même façon. Donc, nous avons décidé de donner à ce numéro de nouveaux sujets en gardant le même thème que celui de 1998, soit les traces de la guerre en région, pour qu’il lui soit complémentaire et que l’information ne se répète pas », a-t-elle mentionné dans son entretien avec Le Progrès.

Elle était très fière du déroulement de la soirée et de l’intérêt que les participants avaient pour la présentation de Jérôme Gagnon. Il faisait une présentation du personnage Pierre-Eugène Guay, un homme de la région décédé lors de la Première Guerre mondiale, à 24 ans. Il était le fils de Joseph-Dominic Guay, fondateur du Progrès du Saguenay. Il publiait souvent les lettres que son fils lui écrivait lorsqu’il était au front, ce qui fait que la région suivait attentivement son parcours. Jérôme Gagnon s’était d’ailleurs entretenu avec le chroniqueur Roger Blackburn plus tôt cette semaine, dans l’article paru lundi et intitulé Le Canada a payé l’impôt du sang.

Des amateurs d’histoire étaient présents pour assister au lancement du dernier numéro de Saguenayensia ainsi qu’à la conférence du professeur du Cégep de Jonquière, Jérôme Gagnon.