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La région compte quatre cas présumés de variants

Louis Tremblay
Louis Tremblay
Le Quotidien
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Les derniers chiffres de la Santé publique confirment quatre cas présumés, pour le moment, d’un variant de la COVID-19 au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Il s’agit d’un indice plus que sérieux de la transmission communautaire du variant dont les effets sur la santé des personnes atteintes sont encore plus redoutables.

Le directeur de la Santé publique, le docteur Donald Aubin, estime la situation sérieuse et considère qu’elle doit servir d’avertissement à la population alors que le Québec entre dans une troisième vague de la pandémie. Pour les deux premiers cas, la Santé publique sait que ce sont des personnes qui n’habitent pas ensemble et qui n’ont donc pas nécessairement de lien. Donald Aubin n’avait toujours pas entre les mains l’historique des deux autres cas évoqués sur le site de la Santé publique.

« On savait que les variants allaient un jour ou l’autre arriver dans la région », explique le médecin. Dans le contexte actuel, avec quatre cas, dont deux sont indépendants, Donald Aubin estime qu’il y a de très fortes probabilités que d’autres personnes soient à risque. « Nous avons une personne du Saguenay et une personne du Lac-Saint-Jean avec un potentiel de propagation important. »

L’arrivée des variants dans la région, qui sera possiblement confirmée par le séquençage génétique dans les prochains jours, change le portrait de la situation. La présence de ce virus modifié nécessite une réponse de la population afin d’éviter qu’il se propage, comme c’est le cas en ce moment dans le Bas Saint-Laurent, où la situation épidémiologique est très difficile.

Le directeur de la Santé publique a constaté, au cours des deux dernières semaines, un rehaussement des comportements de la population dans l’application des mesures de distanciation sociale. Après une hausse assez rapide, le Saguenay-Lac-Saint-Jean se maintient sur un plateau de plus ou moins 30 cas par jour.

« C’est assez rare que ça se maintienne sur un plateau dans cette pandémie. Le nombre de cas monte ou baisse, mais pour le moment c’est assez stable. Les variants arrivent alors que les gens ont rehaussé leurs comportements. Le seul moyen de contrer la troisième vague est entre les mains de la population », insiste Donald Aubin.

Plus jeunes

La situation du réseau hospitalier régional est toujours sécuritaire. En ce moment, six personnes sont traitées dans une unité régulière COVID-19, tandis que quatre autres séjournent aux soins intensifs. La situation est la même que dans les grands centres, où des personnes plus jeunes se retrouvent à l’hôpital. La présence de variants pourrait également avoir un impact à court terme sur les soins de santé, puisque cette mutation rend les personnes plus jeunes plus malades, selon ce qui est constaté ailleurs dans le monde.

La Santé publique a de son côté augmenté les mesures préventives depuis que le nombre de cas s’est mis à progresser dans la région. Elle adopte aussi une approche encore plus intense quand il y a des soupçons sur la présence de variants. Les enquêteurs recommandent ainsi à plus de gens de s’isoler pour limiter le plus rapidement possible la progression de la maladie.

Le Saguenay-Lac-Saint-Jean disposera de 23 000 doses de vaccin dans les prochaines heures. Cet arrivage permettra de faire un bond significatif dans la vaccination puisque, jusqu’à maintenant, la région avait reçu un total de 33 000 doses. Cette hausse dans la vaccination ne doit pas être vue comme un mur à la propagation du virus puisque le taux de couverture vaccinale pour l’ensemble de la population ne sera pas encore assez élevée pour assurer l’immunité collective permettant de freiner la propagation. Le directeur de la Santé publique rappelle que les personnes qui recevront les 23 000 doses seront protégées uniquement dans trois semaines en fonction de la date de vaccination.

La Santé publique devra également se plier à la nouvelle directive de limiter l’utilisation du vaccin AstraZeneca aux personnes de 55 ans et plus uniquement. Donald Aubin indique que quelques personnes de 55 ans et moins ont reçu ce vaccin. Il s’agit d’employés du CIUSSS ou de personnes avec des problèmes de mobilité qui ont été vaccinées par le réseau des services à domicile.

Pour le moment, le CIUSSS n’a relevé aucun problème d’effets secondaires indésirables avec le vaccin AstraZaneca.