L'agente aux approvisionnements de l'organisme La Recette, Johanne Maltais, estime que les prochaines semaines seront particulièrement difficiles pour les familles démunies.

La Recette et l'Halte-Ternative: des semaines difficiles à venir

Le temps des Fêtes est bel et bien terminé et pour plusieurs familles démunies, les prochaines semaines seront extrêmement difficiles, croit l'agente aux approvisionnements de l'organisme La Recette, Johanne Maltais.
« C'est une période qui est très difficile pour les familles, mentionne-t-elle. Les paniers de denrées alimentaires reçus avant Noël se vident, et plusieurs familles ont fait des dépenses pendant les Fêtes, alors elles vont avoir besoin d'aide. »
Selon Mme Maltais, les personnes plus démunies reçoivent beaucoup d'aide avant Noël, mais une fois janvier arrivé, les dons d'argent et de denrées cessent. C'est pour cette raison que La Recette, qui est un service de dépannage alimentaire qui offre des aliments frais à prix réduit, a choisi de faire tirer des bons d'achat parmi les personnes qui profitent de leurs services.
« C'est une initiative qu'on fait depuis quelques années déjà. On a un 1000 $ qu'on va partager en 25 bons d'achat de 40 $, pour que le plus de familles démunies puissent en profiter », raconte Johanne Maltais.
Ce montant d'argent provient d'un don qu'a fait la députée Mireille Jean. « Son attachée politique nous a contactés avant Noël pour savoir comment Mme Jean pourrait aider. On lui a fait part des besoins qu'on avait pendant le mois de janvier. C'est un montant plus élevé que ce qu'on a habituellement. On a toujours de l'aide de la part de différents organismes et des dons personnels, mais ce n'est pas autant que ça. Alors c'est vraiment plaisant! », assure l'agente aux approvisionnements de l'organisme de Chicoutimi.
« Les gens en arrachent. On ne peut pas se le cacher. Surtout lorsqu'on prend en compte la réalité des nouveaux pauvres. Alors dans les prochaines semaines, les gens vont se tourner vers des organismes pour recevoir un peu d'aide pour se nourrir. On le sait que ça va être difficile, alors faire tirer des bons d'achat, c'est une façon qu'on a trouvée pour aider », conclut Mme Maltais.
Halte-Ternative
Pour ce qui est de l'Halte-Ternative, l'équivalent de La Recette, mais à Jonquière, on présente un peu le même portrait. « À la fin de l'année, c'est toujours tranquille. Avec tous les organismes qui donnent des paniers de Noël, les gens viennent un peu moins », raconte la coordonnatrice de l'organisme, Mélanie St-Gelais.
Par exemple, Mme St-Gelais mentionne que pendant les Fêtes, l'Halte-Ternative a accueilli seulement trois personnes pendant une journée. « C'était l'une des journées où La Recette était fermée, alors ces personnes sont venues chez nous », explique-t-elle. À titre de comparaison, lors d'une journée habituelle, c'est plutôt une vingtaine de personnes qui franchissent les portes de l'organisme.
« Vers la mi-décembre, c'est toujours un peu plus achalandé que les autres mois. Mais c'est toujours calme pendant le temps des Fêtes. Ça commence à reprendre cette semaine. On voit déjà une différence », poursuit la coordonnatrice.
Par ailleurs, Mélanie St-Gelais tient à préciser que l'Halte-Ternative ne fait pas de dépannage alimentaire. L'épicerie fait plutôt affaire avec d'autres organismes, qui eux fournissent des bons d'achat à la population vulnérable qui vient les utiliser à l'Halte-Ternative.