Le 8 août 2013, Jean-François Martel-Poliquin, âgé de 35 ans, a percuté le véhicule des victimes alors qu’il se trouvait en état d’ébriété sur l’autoroute 70, à proximité de Larouche.

La prison ferme attend un chauffard

Le Larouchois Jean-François Martel-Poliquin pourrait prendre le chemin de la prison, jeudi, au terme des représentations sur sentence, car le ministère public a déjà annoncé qu’il demandera une peine de prison ferme.

« Et ça ne sera pas une peine discontinue », a même lancé Me Audrey Allard, du bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

Le 8 août 2013, Martel-Poliquin, âgé de 35 ans, a percuté le véhicule des victimes alors qu’il se trouvait en état d’ébriété sur l’autoroute 70, à proximité de Larouche.

À la suite d’un long procès, le juge Michel Boudreault, de la Cour du Québec, a reconnu coupable l’accusé de conduite en état d’ébriété causant des lésions, précisant qu’il était l’unique responsable de cet accident.

Me Allard n’a pas précisé la peine qu’elle entend demander au juge, mais elle laisse voir qu’elle ne sera pas de 90 jours discontinus.

En défense, Me Julien Boulianne, qui pilote maintenant le dossier, n’a pas précisé ce qu’il entend suggérer à la cour.

Dossier reporté

Le juge Boudreault a accepté de reporter le dossier de 24 heures en raison de l’impossibilité de Me Julien Boulianne d’être au tribunal afin d’y aller de ses représentations sur sentence.

Il faut savoir que les deux victimes dans cette affaire demeurent à Sept-Îles, sur la Côte-Nord, et sont arrivées à Chicoutimi mardi, en soirée. Elles doivent demeurer ici au moins jusqu’à midi jeudi.

« Je suis très sensible à cet aspect. Je comprends la situation, mais il faut savoir que je ne peux pas blâmer l’accusé pour ce qui arrive et je ne peux pas non plus mettre cet autre délai sur le dos du bureau d’avocats », a exprimé le magistrat.

« Je voudrai en savoir davantage sur les blessures aux victimes et je voudrai savoir si elles sont permanentes. J’ai cru comprendre que les blessures étaient tout de même importantes », a ajouté le juge.

La passagère dans le véhicule des victimes a perdu une jambe dans cette mésaventure.

Me Allard a fait valoir que ça ne faisait pas vraiment son affaire de devoir reporter encore une fois ce dossier, mais qu’elle se pliait à la décision.

Me Charles Cantin s’est dit désolé pour les victimes de devoir passer une journée de plus dans la région et à devoir reporter les représentations sur sentence.

« Je comprends le désagrément. J’offre même d’assumer les frais reliés à cette journée supplémentaire pour les victimes », note Me Cantin.