Centrale de Chute-à-Caron

La présence de plomb confirmée à la centrale Chute-à-Caron

Des tests confirment la présence de poussières de plomb sur certaines surfaces dans la centrale de Chute-à-Caron de Rio Tinto. Près de 20 employés ont été renvoyés à la maison, jeudi matin, pour laisser la place à une équipe de nettoyage et de décontamination. Ce métal toxique n’est cependant pas présent dans l’air ambiant, tient à rassurer la compagnie.

La semaine dernière, rappelons-le, de la poussière contenant du plomb s’est dégagée d’un équipement qu’un employé s’affairait à nettoyer. RT a aussitôt mandaté des experts pour réaliser des tests sur la présence possible de ce métal toxique. Des tests sanguins ont aussi été faits sur tous les employés, mais les résultats ne sont toujours pas connus.

« On a effectué plusieurs tests et de la poussière qui contient du plomb a été retrouvée sur certaines surfaces. Heureusement, tous les tests affichent des résultats sous les seuils industriels. Autre bon signe, il n’y a aucune poussière contaminée de plomb dans l’air ambiant, et ce, dans tous les secteurs de la centrale, que ce soit la cafétéria ou les salles d’employés », insiste la porte-parole de l’entreprise, Xuân-Lan Vu.

Il est impossible de donner une date de retour des employés, car la situation sera évaluée quotidiennement avec l’équipe de nettoyage. Mais c’est une procédure qui ne dure généralement pas longtemps. « Ils pourraient revenir demain, mais pour l’instant, on ne donne pas d’échéancier précis. Notre priorité, c’est la santé de nos employés », pointe la porte-parole. 

Cette situation n’aurait aucun impact sur la production à la centrale, selon la direction de RT. Quant aux tests sanguins, qui confirmeront la présence ou l’absence de plomb dans l’organisme des travailleurs, ils devraient être dévoilés dans quelques jours. Un seul employé avait présenté de « potentiels » symptômes liés à une intoxication au plomb.

Les contaminations ou intoxications au plomb se font de plus en plus rares au Québec. L’utilisation de ce métal très toxique a été considérablement réduite dans les dernières décennies. 

Les gouvernements ont effectivement limité la présence de plomb dans plusieurs produits, dont l’essence. Mais les lieux de travail, les usines en particulier, demeurent les milieux où les sources d’exposition au plomb sont les plus importantes.