Plusieurs policiers ont participé à trois perquisitions pour trouver de la drogue dans des logements de Jonquière et de Chicoutimi.

La police saisit de nombreux stupéfiants

Les policiers de Saguenay ont saisi d’importantes quantités de stupéfiants, mercredi matin, lors de perquisitions menées dans trois résidences de Chicoutimi et de Jonquière. Quatre individus ont été arrêtés, trois ont comparu, alors qu’une femme a été remise en liberté sous promesse de comparaître.

Les policiers de la Sécurité publique de Saguenay, des projets spéciaux de la SPS, de l’Escouade régionale mixte (ERM), du Groupe tactique d’intervention (GTI) de la Sûreté du Québec et d’un maître chien ont débarqué dans des logements de la rue Smith et du boulevard Saguenay, à Chicoutimi et de la rue Chauveau, à Jonquière.

Les agents ont notamment récolté 450 grammes de cannabis, 4000 comprimés de métamphétamine, 40 grammes de cocaïne, 100 grammes de crack, 50 grammes d’héroïne (à confirmer, puisque des analyses seront effectuées) et environ un litre de GHB (à confirmer). Les policiers ont aussi trouvé 8000 $ et trois armes de poing.

« Nous avons réalisé ces perquisitions à la suite d’une enquête de plusieurs mois. Nous avons procédé dès 6 h ce matin et tout s’est bien déroulé », a mentionné Bernard Moreau, porte-parole de la SPS.

« Nos policiers ont arrêté les individus lors de perquisitions à Chicoutimi et à Jonquière. En plus des stupéfiants, ils ont trouvé des armes à feu sur les lieux », a poursuivi M. Moreau.

Comparutions

Mercredi après-midi, la juge Doris Thibeault, de la Cour du Québec, a fait comparaître les trois accusés.

Nicolas Poulin, un homme de Saguenay âgé de 25 ans, fait face à des accusations de six bris d’engagement, de deux bris de probation, de possession d’une arme prohibée et d’en avoir eu une en sa possession dans un dessein dangereux.

Romain Stanley, un homme de Montréal de 28 ans, a été accusé de possession de métamphétamine dans le but d’en faire le trafic et de possession de cannabis pour en faire le trafic. 

Concernant Carlos Innocent Loga, un Montréalais de 33 ans, il est présentement accusé de huit bris d’engagement.

Nicolas Poulin
Carlos Innocent-Loga
Stanley Romain

« Nous nous opposons à la remise en liberté des trois individus et nous demandons une interdiction de communiquer entre eux. D’autres accusations pourraient être déposées, car la preuve n’est que partielle pour le moment », a indiqué Me Sabrina Tremblay, de la Couronne, lors du passage des accusés devant le tribunal.

En défense, Me Julien Boulianne représente les intérêts de Poulin et Innocent-Loga. 

« M. Innocent-Loga est accusé uniquement de bris pour le moment. On verra pour la suite. Une analyse de la preuve doit être faite par le ministère public à savoir si de nouveaux chefs d’accusation seront portés en raison d’une petite quantité de drogue trouvée dans son logement et qui pourrait avoir un lien avec ce qui a été trouvé ailleurs. Concernant M. Poulin, il y a des bris et des accusations de possession d’armes. La police a trouvé un poing américain. On verra pour la suite », de dire Me Boulianne.

Du côté de Me Olivier Théorêt, qui défend les intérêts de Stanley Romain, il s’attend à de nouvelles accusations.

« La procureure de la Couronne a déposé un avis de peine minimale en raison de la présence d’armes à feu. La peine minimale est d’une année. Mais il n’y a pas encore eu d’accusation déposée en ce sens », a indiqué l’avocat de l’Aide juridique.

Les enquêtes de remise en liberté des trois individus auront lieu le mardi 7 novembre.