La piscine du Cégep de Chicoutimi montre plusieurs signes d’usures et nécessitera des réparations majeures d’ici cinq ans.

La piscine du Cégep de Chicoutimi en mauvais état

La piscine du Cégep de Chicoutimi pourrait être fermée d’ici cinq ans si des investissements majeurs ne sont pas réalisés. Une étude indépendante confirme que la piscine et les vestiaires adjacents sont vétustes.

La piscine du Cégep de Chicoutimi montre des signes de désuétude avancée qui nécessiteront des réparations majeures d’ici cinq ans ou la construction d’un pavillon pour accueillir une infrastructure moderne sur un terrain situé entre l’UQAC et le collège.

Vendredi, le directeur du cégep, André Gobeil, a présenté une étude d’ingénierie réalisée par la firme Unigec qui dresse un diagnostic de l’état des vestiaires, des installations et de ses composantes électriques et mécaniques.

Selon le constat dressé, la piscine dessinée au milieu des années 60 est en très mauvais état. Des fissures et l’éclatement du béton, ainsi que la présence de corrosion sur les barres d’armature démontrent que l’infiltration d’eau est susceptible d’affecter la capacité portante de la structure d’origine.

Selon un technicien en mécanique du bâtiment, la dégradation du bassin a fait en sorte que l’été dernier, il a été nécessaire de remplacer 300 tuiles de céramique au fond de la piscine.

Certaines pièces du système de filtration, dont la pompe de circulation, considérée comme unique en raison du fait que les pièces ne sont plus disponibles sur le marché, peuvent se briser, ce qui obligerait le cégep à fermer la piscine au public. La désuétude du système de ventilation, qui retient l’humidité, et l’état vieillot des vestiaires sont à mettre au bilan également. La conclusion des ingénieurs est que les systèmes électriques et mécaniques nécessiteront un remplacement à moyen terme, ce qui implique des investissements majeurs.

Pour bien démontrer l’état des lieux, les autorités ont fait visiter les entrailles de la piscine où sont logés les différents systèmes.

Devant cet état de fait, M. Gobeil déclare que trois options s’offrent, soit la réparation de la piscine qui impliquerait plusieurs millions de dollars, la construction d’un pavillon tout neuf ou encore la fermeture pure et simple. Cette dernière solution est écartée à l’avance puisque les étudiants du cégep et la population en général ont besoin de cette installation pour des cours de natation, de plongée sous-marine, etc. « Ce serait avec une grande tristesse qu’on irait de l’avant avec ce troisième scénario puisqu’une piscine est utile à l’ensemble de la population », affirme-t-il.

Le directeur du Cégep de Chicoutimi, André Gobeil, a fait le point sur l’état de la piscine qui montre des signes de vieillissement après 53 ans d’utilisation.

Le directeur semblait favorable à la construction d’un nouveau pavillon qui pourrait être partagé également par les étudiants de l’UQAC.  « Il serait possible de travailler en complémentarité en disposant de deux bassins différents, l’un chaud et l’autre froid, avec un plus grand nombre de corridors utilisables pour les jeunes enfants, les clientèles en réadaptation physique, pour le CIUSSS et l’UQAC. Tout reste à définir. Idéalement, on souhaiterait un scénario de proximité et de continuité puisqu’on a longtemps été prestataires des services pour la Ville. On souhaite continuer de l’être », a déclaré M. Gobeil.

Dans le but de mettre au parfum les élus et d’élaborer une stratégie, des conseillers municipaux et des députés provinciaux ont été rencontrés. Le directeur a indiqué que des demandes d’aide financière peuvent être adressées au ministère de l’Éducation puisque ce dernier a contribué à des rénovations de piscines ailleurs au Québec.

Les prochaines étapes consisteront pour le cégep à mieux définir les pistes de solution et à valider certains scénarios en fonction des coûts d’une rénovation majeure ou d’une bâtisse neuve.