L’animateur de KYK Radio X, Dominick Fortin, a remis une pétition de 3700 noms. Les signataires sont contre la collecte des bacs verts une fois par mois à Saguenay. La responsable des communications, Sonia Simard, a remis le document au directeur général de la Ville, Jean-François Boivin.

La pétition de KYK bien reçue

Les animateurs de la station radiophonique KYK Radio X ont déposé une pétition de 3700 noms, lundi soir, au conseil de ville de Saguenay, en opposition à la collecte des bacs à ordures (verts et noirs) une seule fois par mois.

La pétition a été lancée en marge des consultations publiques tenues par Saguenay, laquelle souhaite prendre le pouls des citoyens en ce qui a trait à l’éventuelle collecte des matières organiques. Cette option sera obligatoire dès 2020.

L’animateur de l’émission du matin, Dominick Fortin, s’est présenté au micro après l’assemblée mensuelle du conseil, tenue à La Baie, pour remettre le document en bonne et due forme aux élus.

L’animateur de KYK Radio X, Dominick Fortin, a remis une pétition de 3700 noms. Les signataires sont contre la collecte des bacs verts une fois par mois à Saguenay. La responsable des communications, Sonia Simard, a remis le document au directeur général de la Ville, Jean-François Boivin.

« Beaucoup de citoyens étaient inquiets de la collecte des matières résiduelles une fois par mois et s’adressaient à nous pour faire valoir leur point. C’était dans les scénarios envisagés. On a bien expliqué et on a invité les intervenants concernés à venir en discuter en ondes et à expliquer les options, mais ce point revenait quand même. Étant les porte-parole de la population, on a décidé de mesurer exactement quel genre d’appui pouvait avoir ce genre de pétition contre la collecte des ordures une fois par mois. La pétition se positionne clairement contre », a résumé Dominick Fortin.

Il a pris soin de préciser que la pétition n’est pas une voix en défaveur du compostage.

Le document a été remis au directeur général de la Ville, Jean-François Boivin, qui l’acheminera à la Commission environnement et développement durable, présidée par le conseiller Simon-Olivier Côté. En son absence, c’est son collègue Kevin Armstrong, lui aussi membre de la commission, qui s’est adressé aux mandataires. 

« L’idée de base de la consultation publique, c’est parce que Saguenay n’avait pas de position de prise. Ce qu’on veut, c’est être en mode écoute. On veut que les citoyens participent au maximum jusqu’au 26 mars », a-t-il rappelé.

Kevin Armstrong a expliqué que le fait de retenir, parmi les options étudiées, une collecte du bac vert par mois avait pour but d’obtenir un scénario économique de 25 $ par unité d’occupation. 

« C’est ce que la Ville avait décidé pour ne pas engendrer de biais économique. Si on y va avec l’option d’une collecte du bac vert aux deux semaines, on passe à 42 $ par unité d’occupation. On aurait pu présenter l’information de cette façon-là, mais on ne voulait pas que l’argument économique ressorte d’emblée », a-t-il formulé. 

L’élu a salué la démarche des animateurs.

« Il y en a qui l’ont décriée. Il y en a qui sont tout à fait en faveur. Mais au final, ce qu’on voulait, c’est que les gens parlent et c’est ce qui est arrivé. On ne peut pas être contre la vertu et vous allez être entendus », a-t-il assuré.

Le conseiller Marc Pettersen
Le conseiller Kevin Armstrong

Deuxième pont sur le Saguenay: une étude demandée

La Ville demande au ministère des Transports du Québec (MTQ) de réaliser une étude socioéconomique entourant la construction d’un nouveau pont reliant les deux rives du Saguenay.

Le conseil a adopté une résolution en ce sens lundi soir, en assemblée publique. Ce dossier est moussé par le conseiller de Chicoutimi-Nord, Marc Pettersen, qui milite en faveur de la construction d’un deuxième pont depuis des années. Réélu en novembre, il revient à la charge avec son projet et bénéficie de l’appui de ses collègues. La Ville demande également de participer à l’élaboration du devis technique. « Si l’étude est négative, je vous promets que je n’en parlerai jamais plus de toute ma vie. Mais il faut qu’on ait une étude pour savoir », a-t-il mis en relief.

Alarmiste

Cette question a soulevé un débat, alors que le conseiller jonquiérois Kevin Armstrong a émis des réserves au sujet de l’un des considérants de la résolution, jugé trop alarmiste. La proposition faisait notamment état d’enjeux de sécurité civile liés au transport de matières dangereuses, dans le contexte où il n’existe qu’un seul lien reliant les rives nord et sud.

« On ne négligera pas la sécurité de la population et il faut arrêter de dire à la population qu’il y a des dangers. Du nitrate d’ammonium, ce n’est pas une bombe. Un creuset d’aluminium, ce n’est pas dangereux en soi. Je me suis informé et ce qu’on me dit, c’est que le schéma de couverture de risques est respecté en tout temps. Il n’y a pas lieu d’alarmer les gens et de s’en servir pour faire de la politique », a opiné Kevin Armstrong, qui préside la Commission municipale de la Sécurité publique. La résolution a été reformulée, puis adoptée à l’unanimité.

La mairesse de Saguenay, Josée Néron

Centre Georges-Vézina: début possible des travaux jeudi

Les travaux visant à renforcer les poutres de soutien du Centre Georges-Vézina, à Chicoutimi, devraient débuter jeudi.

À la fin de la semaine dernière, trois entreprises spécialisées ont procédé à une inspection visuelle des lieux. Il s’agit de MYK, Fabmec et Proco. Ces compagnies ont jusqu’à mardi pour déposer leurs soumissions.

C’est ce qu’a indiqué le directeur général de Saguenay, Jean-François Boivin, lors de la séance du conseil de ville de Saguenay. Il répondait ainsi à une question du conseiller jonquiérois Jean-Marc Crevier, qui a demandé que l’on fasse le point dans ce dossier.

« On veut commencer les travaux cette semaine, possiblement jeudi, pour que ce soit livré au plus tard le 13 ou le 14 mars », a confirmé le directeur général. 

Dans un autre ordre d’idées, Josée Néron a annoncé l’intention de Saguenay de créer un comité de logement social, lequel permettra à divers intervenants de travailler en concertation afin de choisir les meilleures avenues possible pour fournir des habitations de qualité aux citoyens dans le besoin. La mairesse veut éviter la construction de nouveaux bâtiments.

« On a un taux de vacance de 7 pour cent à Saguenay. C’est l’un des plus hauts au Québec. Nous devons trouver ensemble des solutions pour améliorer la situation et pour s’assurer qu’on ne construit pas alors qu’on a déjà du bâti qui peut être mis en valeur », a-t-elle indiqué. Loge m’entraide, l’Office municipal d’habitation (OMH), l’Association des propriétaires de HLM et la Corporation des propriétaires immobiliers de Saguenay seront notamment représentés.

Nominations

Josée Néron a aussi profité de la séance du conseil pour procéder à la nomination de conseillers municipaux à divers comités et commissions. Il a été possible d’apprendre que la conseillère Brigitte Bergeron agira comme ambassadrice des saines habitudes de vie. Par ailleurs, deux élus auront dorénavant un siège au conseil d’administration de la Société de gestion de la Zone portuaire de Chicoutimi. Les conseillers nommés sont Simon-Olivier Côté et Marc Bouchard.

Enfin, notons que l’assemblée publique de lundi était probablement la dernière à avoir lieu dans l’enceinte de l’ancien hôtel de ville de La Baie. Selon ce qu’a laissé entendre la mairesse, les débats auront dorénavant lieu au Pavillon des croisières ou au Vieux-Théâtre. La salle des délibérations, qui se trouve dans le même immeuble que le bureau d’arrondissement de La Baie, deviendrait un centre informatique de la Ville.