En avril 2015, Rubie Bergeron a été contrainte de scinder en deux son entreprise puisque son volet refuge ne cadrait pas avec la réglementation municipale. « Tout a été accepté pour l'endroit où se trouve le refuge, nous sommes en règle et avons les autorisations pour une période de cinq ans », se réjouit-elle.

La Passion de Rubie a toutes les autorisations

La Passion de Rubie d'Alma centralisera cet été tous ses services sous un même toit, soit au même endroit que son refuge animal situé entre Saint-Coeur-de-Marie et Saint-Henri-de-Taillon.
À la suite des démarches amorcées il y a deux ans, la propriétaire Rubie Bergeron reçoit l'aval de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) afin de pouvoir y exploiter une pension pour animaux domestiques, incluant le service de toilettage et une fourrière.
En avril 2015, Mme Bergeron a été contrainte de scinder en deux son entreprise puisque son volet refuge ne cadrait pas avec la réglementation municipale. « Tout a été accepté pour l'endroit où se trouve le refuge, nous sommes en règle et avons les autorisations pour une période de cinq ans », se réjouit Mme Bergeron. 
« Je n'ai jamais baissé les bras. L'appui de la population a fait en sorte que j'ai voulu continuer. Nous travaillons maintenant pour déménager les services le plus rapidement possible. »
Dans un jugement rendu le 24 mars dernier et révisé le 17 mai, la CPTAQ considère que nourrir et abriter des animaux constitue de l'élevage au sens large de la définition d'agriculture prévue à la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles. Ainsi, elle considère que la pension d'animaux qu'exploite Mme Bergeron ne requiert pas son autorisation. « La pension d'animaux domestiques et la fourrière doivent être considérées comme des activités agricoles », peut-on lire dans la décision. La Commission permet aussi l'exploitation d'un service de toilettage pour le commerce de Rubie Bergeron puisqu'elle considère qu'il s'agit d'une activité complémentaire à l'élevage d'animaux domestiques.
Dans ce processus, Rubie Bergeron a obtenu l'appui d'Alma. Par le biais d'une résolution adoptée en mars 2016, la municipalité stipule que la demande est conforme à la réglementation en vigueur. Elle précise aussi qu'aucun espace approprié n'est disponible sur le territoire de la municipalité et hors de la zone agricole pour le projet. De plus, on peut lire que l'officier municipal a confirmé que la demande de Mme Bergeron est conforme au règlement de zonage, et le cas échéant, aux mesures de contrôle intérimaire. 
Dans cette histoire, une seule personne s'est opposée officiellement à l'orientation de la Commission. Lyne Collard note que « trop de gens s'improvisent sauveurs d'animaux, qu'il y a déjà un grand nombre de refuges existants et que le fait d'avoir trop de refuges crée un préjudice pour les animaux». Elle estime que «la diminution du nombre d'animaux à la SPCA démontre que la région supporte très bien sa population animalière et qu'il y a suffisamment d'endroits pour le toilettage d'animaux dans la région». Également, elle manifeste ses inquiétudes par rapport au nombre grandissant d'animaux abandonnés. 
À ce titre, la Commission dit avoir considéré les arguments soumis par l'opposante. Toutefois, elle précise qu'ils ne sont pas des motifs inscrits à la Loi.