La passerelle du quai de Sainte-Rose-du-Nord, qui s'est effondrée le 7 septembre, était en mauvais état, conclut le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST).

La passerelle mal entretenue

La passerelle du quai de Sainte-Rose-du-Nord, qui s'est effondrée le 7 septembre, était en mauvais état et n'a pas été entretenue convenablement, conclut le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST).
Le BST a publié son rapport de l'événement qui avait entraîné des blessures à plusieurs touristes. Le 7 septembre 2016, en fin d'avant-midi, la plateforme du quai se détache, entraînant avec elle la passerelle. Plusieurs passagers, principalement des touristes, tombent à l'eau, et certains subissent différentes blessures. Une vaste opération de sauvetage est alors mise en branle.
«L'enquête a révélé que la plateforme qui reliait la passerelle au quai était vissée avec des tirefonds à une pièce de bois traité, elle-même fixée au quai avec des boulons. La pièce de bois traité retenant les tirefonds était en mauvais état et, par conséquent, les tirefonds se sont arrachés de leurs assises. Depuis l'installation initiale en 2011, il n'y a pas eu d'entretien ou d'inspection périodique de cette plateforme ni du système d'attache», peut-on lire dans un communiqué publié par le BST mercredi.
Lettre d'information
Par ailleurs, le BST a transmis une lettre d'information sur la sécurité maritime au maire de la municipalité, à la Fédération québécoise des municipalités, à l'Union des municipalités du Québec, à l'Ordre des ingénieurs du Québec et à la Fédération canadienne des municipalités afin de sensibiliser ces organisations aux risques à de telles installations.
Le maire de Sainte-Rose-du-Nord, Laurent Thibeault, affirme que les conclusions du BST sont «non négligeables et importantes».
«On reconnaît qu'on aurait peut-être dû prévoir un processus plus rigoureux. Ç'a été une grande angoisse pour tout le monde. On a fait quand même fait plusieurs inspections. On avait envoyé des pièces à Montréal et on avait payé une étude par des scaphandres pour nous assurer que le quai était conforme. La corporation nautique, propriétaire de la passerelle, devra adopter une procédure d'inspection rigoureuse, appropriée et périodique qu'elle devra soumettre à notre conseil municipal», a commenté M. Thibeault.
Selon le BST, aucun règlement municipal ou provincial faisant référence à l'entretien ou à l'inspection périodique de ce type d'installation durant son cycle de vie n'est en vigueur.
Le BST est un organisme indépendant qui mène des enquêtes sur des événements liés à la sécurité des transports.