« Oui, il y a des tablettes qui se vident, mais j’ai des vans qui rentrent toutes les nuits », confirme le propriétaire du IGA, Yvon Haché

La panique gagne les consommateurs

« C’est la première fois en 35 ans que je vois ça », avoue le propriétaire du IGA Yvon Haché, après la journée de vendredi.

Même si l’homme d’affaires confirme que certaines des sections de son magasin sont vides, il n’y aurait pas lieu de s’alarmer. « Aujourd’hui c’était vraiment la folie, jusqu’à maintenant, nous n’avons pas manqué de stock. Oui, il y a des tablettes qui se vident, mais j’ai des vans qui rentrent toutes les nuits. Ce n’est pas la frénésie ici, mes gars remplissent les tablettes la nuit », précise Yvon Haché.

Yvon Haché constate que les gens font de grosses épiceries et se procurent en grande quantité des denrées non périssables.

D’ailleurs, ce dernier avoue ne pas comprendre la panique qui s’installe autour du papier de toilette. « Ça n’a pas rapport, c’est un problème de grippe, c’est un problème pulmonaire », lance-t-il.

Un employé du IGA remplit les rangées vides du supermarché.

Le commerçant constate que les gens font de grosses épiceries et se procurent en grande quantité des denrées non périssables comme des pâtes alimentaires ou du jus de tomates. Il avoue d’ailleurs que c’est la première fois qu’il voit des rangées de ce type d’aliments se vider autant.

Il rapporte également qu’à l’habitude, le panier des gens comporte 40 % de produits non périssables et 60 % de produits périssables. « C’est l’inverse depuis vendredi, dit-il. Ils n’achètent pas plus de fruits et de légumes ou de viande. C’est assez spécial ! », admet-il.

Les consommateurs se sont rués dans les épiceries, vendredi.

Christian Simard, un client du magasin, pense que la panique générale n’a pas lieu d’être. « Qu’est-ce qu’il se passe avec le papier de toilette ? Est-ce que c’est plus important de manger ou de s’acheter du papier de toilette ? Et là, vu que [les gens] paniquent, ils partent avec tout le stock. Dans une semaine ou deux, qu’est-ce qu’ils vont faire avec tout ça ? », se demande M. Simard.

Du côté du Super C de Chicoutimi, le directeur du commerce confirme que « c’est un défi de servir les gens » à l’heure actuelle, mais qu’il prend la situation en main et de façon positive.

Christian Simard, un client du magasin, pense que la panique générale n’a pas lieu d’être.