850 000$ sont investis pour la réalisation d’études par le gouvernement du Québec et Saguenay dans la zone industrialo-portuaire afin de la doter d’infrastructures de services. De gauche à droite, le député libéral de Dubuc, Serge Simard, la mairesse de Saguenay, Josée Néron, le ministre délégué aux Affaires maritimes, Jean D’Amour, et le préfet de la MRC du Fjord-du-Saguenay, Gérald Savard, se réjouissaient de l’annonce.

La nappe phréatique ne servira pas à BlackRock

Les citoyens de Laterrière pourront dormir sur leurs deux oreilles ce soir, puisque la mairesse de Saguenay, Josée Néron, a confirmé que la Ville n’utiliserait pas l’eau potable de l’aquifère pour la future usine de Métaux BlackRock. Elle a profité d’une conférence de presse sur des investissements dans le parc industrialo-portuaire, lundi matin, pour ce faire.

« L’eau de la nappe phréatique sera réservée à la consommation citoyenne. Nous ne l’utiliserons pas comme eau de procédé », a-t-elle expliqué. Deux scénarios sont toujours à l’étude, soit de puiser l’eau directement dans la prise d’eau de la ville dans la rivière Chicoutimi ou encore de prendre l’eau de l’usine d’épuration du rang Saint-Martin. « C’est une idée qui a été apportée par la population lors des consultations publiques. Comme c’est une eau qui n’a pas été traitée et qui est impropre à la consommation humaine, son utilisation comme eau de procédé ne poserait pas de problème », a mentionné la mairesse. Elle ne ferme cependant pas la porte au prélèvement d’eau pour desservir les citoyens de La Baie et du secteur de Bagotville ainsi que ceux de Laterrière, mais pour l’instant rien n’est sur la table. « On ne prévoit pas utiliser la nappe pour l’instant, même pour la consommation humaine. »

Une somme de 500 000 $ est prévue pour réaliser les études sur l’approvisionnement en eau de procédé et pour la sécurité incendie. « Les études sont là pour finaliser les plans et les devis », a conclu Josée Néron. 

Pour ce qui est de l’entreprise BlackRock, elle soutient qu’elle a pleinement confiance en ce que Saguenay va faire. « La question de l’eau est très importante pour tous les futurs locataires de la zone, mais Métaux BlackRock est certain que la Ville va faire les meilleurs choix », a mentionné le responsable des communications, David Dufour.

Investissements

Au total, 850 000 $ seront investis conjointement par le gouvernement du Québec, via le Fonds d’appui pour le rayonnement des régions (FARR) et le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation (MESI), ainsi que Promotion Saguenay, dans trois études distinctes pour la zone industrialo-portuaire. « Sur les 15 zones identifiées par Québec, celle du Saguenay est dans le top cinq. Elle est bien située avec son port en eau profonde accessible à l’année. Il est important pour nous de doter la région d’infrastructures de services, ce qui va améliorer “l’attractivité” et la compétitivité », a mentionné le ministre délégué aux Affaires maritimes, Jean D’Amour. L’argent investi permettra de jeter un regard neuf sur l’approvisionnement en gaz naturel, en eau et sur l’installation du service d’égout dans la zone IP. 

Québec investit 635 000 $, dont 560 000 $ provient du FARR. « C’est un des projets retenus par le comité régional. Il entre dans deux de nos priorités, soit le transport et les mines et métaux », a expliqué le président du comité et préfet de la MRC du Fjord-du-Saguenay, Gérald Savard. La part de Saguenay s’élève à un peu plus de 200 000 $.

La Ville soutient que tous les travaux d’infrastructures de services doivent être terminés d’ici juin 2020 pour permettre la mise en opération de l’usine de deuxième transformation de Métaux BlackRock dans le port de Grande-Anse. La construction de celle-ci devrait commencer en 2019. En tout, 165 millions $ devront être investis pour accueillir cette entreprise. De cette somme, on prévoit l’installation d’une ligne électrique à haute tension et l’achat d’un convoyeur pour le minerai.