Luc Simard, préfet de la MRC de Maria-Chapdelaine, a présenté la planification stratégique 2020-2025, mercredi soir.

La MRC Maria-Chapdelaine mise sur la concertation

En plus de continuer à jouer son rôle clé pour le développement économique, la planification stratégique 2020-2025 de la MRC de Maria-Chapdelaine détermine que la concertation et le développement durable seront au cœur des projets développés sur le territoire, au cours des prochaines années.

« Concertation », tel est le mot choisi par le préfet Luc Simard pour résumer les changements qui ont été apportés dans la planification stratégique de la MRC de Maria-Chapdelaine. « Ramener l’esprit de partenariat était un de mes engagements les plus importants », a rappelé le préfet élu en novembre 2017, devant plus de 125 personnes assemblées à la salle de spectacles de Dolbeau-Mistassini, mercredi soir.

En travaillant avec le Centre québécois de développement durable, la MRC de Maria-Chapdelaine a tenu 10 consultations avec plusieurs groupes d’intérêts, dans les milieux du tourisme, des ressources naturelles, des groupes communautaires et économiques, par exemple. Au total, 182 personnes ont été consultées, en mai et juin dernier, afin de dresser la liste des enjeux importants pour le territoire.

Le plan stratégique fait donc ressortir les cinq enjeux principaux : l’aménagement optimal du territoire, le développement des milieux de vie, l’amélioration de la gouvernance dans la MRC, l’accroissement de la vitalité économique et l’amélioration de la communication.

Luc Simard, préfet de la MRC Maria-Chapdelaine.

« On ne veut pas juste une seule ville dans la MRC. On veut plein de villages en santé. Et nous, on est là pour donner des outils, comme les minicentrales, pour demeurer attractif », a remarqué Luc Simard, soulignant que la MRC offrira les subventions directes aux entreprises, en allouant une partie des fonds recueillis avec les centrales hydroélectriques.

Cette dernière souhaite également jouer le rôle de facilitateur pour des projets de développement clé, comme le déménagement du musée Louis-Hémon, à Péribonka. Le maintien et le développement d’infrastructures collectives comme le complexe Aquagym ou encore le poste d’essence à Saint-Augustin et le centre d’escalade Haut-Clocher à Saint-Stanislas font aussi partie des priorités, tout comme l’amélioration du réseau cellulaire et de l’accès à Internet.

En plus de soutenir les piliers que sont la foresterie et l’agriculture, l’organisation mise également sur le développement touristique, estime le préfet, tout en soulignant qu’un responsable touristique se joindra à son équipe au cours des prochains mois.

Au niveau de la gouvernance, la MRC souhaite notamment se doter d’une politique de développement durable pour toutes ses opérations, au lieu de couvrir seulement le milieu forestier comme c’est le cas en ce moment. De plus, davantage de formations seront offertes aux employés afin d’améliorer le service aux citoyens. Des fusions de services pourraient aussi voir le jour sur le territoire, car les regroupements pourraient permettre l’embauche de personnel clé tout en réalisant des économies d’échelle, soutient Luc Simard. La MRC souhaite également favoriser la démocratie participative, car les gens souhaitent être consultés davantage, ajoute ce dernier.

Pour arriver à ces fins, une meilleure communication sera nécessaire, car la plupart des citoyens connaissent mal le rôle et les programmes de la MRC. C’est pourquoi l’organisme, qui compte une trentaine d’employés, envisage de faire l’embauche d’une ressource en communication. Une ressource qui pourrait notamment s’occuper de dossiers tels que le développement d’une nouvelle image de marque et d’un plan de communication, ainsi que la réalisation d’un nouveau site Internet.