La ministre Andrée Laforest

La MRC fait pression auprès de la ministre Laforest

La MRC du Fjord-du-Saguenay effectue des pressions auprès de la ministre des Affaires municipales et de l’Habitation, Andrée Laforest. Les élus lui demandent de faire une interprétation élargie de la Loi sur les compétences municipales au sujet de l’aide financière qu’elle accorde aux organismes pour l’entretien des chemins multi-usages.

Chaque année, la MRC accorde environ 600 000 $ en aide financière à différents organismes comme des zecs et clubs de villégiateurs afin qu’ils procèdent à l’entretien des chemins forestiers sur les territoires non organisés (TNO).

À la suite d’une plainte déposée par un citoyen, le ministère a avisé la MRC qu’elle ne pouvait octroyer de telles aides sans procéder à la signature d’une entente avec le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

En entrevue, Christine Dufour, directrice générale de la MRC, accompagnée du préfet Gérald Savard, a mentionné que des discussions ont lieu actuellement avec un sous-ministre afin de clarifier la situation. Selon Mme Dufour, le ministère souhaiterait que la MRC s’occupe de l’entretien des chemins multi-usages, ce qui augmenterait de beaucoup les charges financières pour la MRC. « Ils vont regarder à partir de quoi on donne les subventions. On le fait pour le bien-être de la population et pour permettre aux gens d’avoir un accès sécuritaire à leur chalet », explique Mme Dufour.

Selon le préfet Savard, la MRC a le pouvoir d’attribuer des subventions à des organismes disposant de mandats spécifiques et l’entretien des chemins n’est pas remis en question en vertu d’un avis juridique obtenu.

À l’assemblée de la MRC, mercredi soir, les maires ont demandé, par voie de résolution, que le ministère des Affaires municipales révise sa position sur la base de l’avis juridique et qu’une interprétation plus large et complète de la Loi sur les compétences municipales soit effectuée afin de lui permettre d’accorder les subventions.

La résolution a été expédiée au député de Dubuc, François Tremblay, ainsi qu’aux directeurs régionaux des deux ministères concernés.

Il n’a pas été possible d’obtenir la version de la direction régionale du ministère des Affaires municipales concernant ce dossier.